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La théorie confuse et grotesque de la gnose


« Et si c’était vrai... ? » - Exemples d’absurdités du « Da Vinci Code »


Enfin révélé : LE secret des techniques de rédaction du « Da Vinci Code »


La TFP américaine réfute le « Da Vinci Code »
- Chaleureux éloges d’évêques.
- Témoignages : Ils ont perdu la foi.



– Pourquoi le « Da Vinci Code »
est une fable nocive

Le « Da Vinci Code » mélange des concepts gnostiques et occultistes avec de grossières inventions, souvent risibles, auxquelles il attribue une valeur historique. Cette trame remplie d’affabulations, qu’un enfant de sept ans aurait du mal à croire, inocule au lecteur des doutes sur la foi catholique.

Notre Seigneur chassant les marchands du Temple.


Ce n’est qu’un roman-policier brutal et agressif contre l’Église catholique et contre la personne de Notre Seigneur, qui utilise des méthodes manipulatrices pour instiller le doute dans l’âme du lecteur. Il s’est vendu à des millions d’exemplaires et va devenir, le 17 mai prochain, une superproduction hollywoodienne. Le film sortira simultanément dans le monde entier et il fera l’ouverture du Festival de Cannes. Préparez-vous au matraquage médiatique dans les jours qui vont précéder.

Certains peuvent penser qu’il ne s’agit que d’un roman de gare sans importance dont le grotesque peut faire rire et occuper le temps d’un voyage ou dans la salle d’attente du dentiste. Mais la bande-annonce du film révèle bien le climat psychologique que prétend créer cette fable. Sur un fond musical « new age », une voix caverneuse annonce « un message caché durant des siècles, (...) un secret qui peut changer la trajectoire de l’humanité pour toujours ». Et conclut : « Peu importe ce que vous avez lu, peu importe ce à quoi vous croyez, le voyage a déjà commencé ».

Le « secret » ainsi mentionné, qui est à la base de ce roman, est l’allégation que « presque tout ce que nos parents nous ont enseigné sur Jésus-Christ est un mensonge ».

Sous le masque d’une fiction, une apologie religieuse gnostique

Plein d’une prétention absurde, il « révèle » le « véritable évangile » et tente de « prouver » que Notre Seigneur Jésus- Christ ne serait pas Dieu. Il s’agit donc d’un livre qui, sous le masque d’une fiction, fait une apologie religieuse. Une « apologie » en défense de l’occultisme païen – la gnose. (Voir encadré)

De nombreuses personnes qui n’ont jamais eu de formation religieuse approfondie sont attirées par la lecture d’un roman qui, au milieu de suspense, d’aventure et de mystère, développe les principes d’une religion. Emportés par l’excitation de la trame, ces lecteurs assimilent facilement, au moins en partie, le message religieux qu’elle contient.

Au long de ses pages d’actions excitantes, le « Da Vinci Code » allègue que le Nouveau Testament est un instrument de l’Église pour tromper les hommes sur le Christ. Pour asseoir sa « narration » de la vie du Christ, il cite des écrits gnostiques, « l’évangile de Philippe » et « l’évangile de Marie-Madeleine », alléguant qu’il s’agit là des « plus anciens registres chrétiens » et des véritables « évangiles originaux et inaltérés ».

Documents sans aucune base historique

Dans l’introduction, l’auteur « informe » le lecteur qu’il existerait un « Prieuré de Sion » fondé en 1099 par Godefroy de Bouillon. Il base cette « information » sur un document hypothétique qui aurait été découvert à Paris en 1975, à la Bibliothèque nationale, et qu’il appelle les « dossiers secrets ». Il termine l’introduction en défendant l’exactitude de toutes ses descriptions (Vous pouvez voir dans l’article ci-contre quelques exemples des erreurs grossières contenues dans le livre et du mensonge de cette affirmation initiale). Il crée ainsi dans la mentalité du lecteur une sensation de crédibilité, le préparant à accepter le message gnostique qui est caché dans la trame romancière.

Au centre de cette intrigue délirante et blasphématoire, l’auteur invente un mariage entre Notre Seigneur et sainte Marie Madeleine, et la naissance d’un enfant qui aurait été le début d’un « lignage divin ». Pour impressionner les lecteurs crédules, un des personnages, Sir Teabing, affirme que cette descendance de Jésus-Christ et de Marie-Madeleine est attestée par de nombreux historiens. En vérité, il s’agit d’une poignée d’écrivains occultistes qui, pour divulguer leurs idées, ne font pas la distinction entre la réalité et l’imagination... et le reconnaissent eux-mêmes ! Ainsi Margaret Starbird, la principale source de l’auteur du « Da Vinci Code » sur le mariage imaginaire de Notre Seigneur avec Marie-Madeleine, affirme avec désinvolture : « Ma narration de Marie- Madeleine et de la petite Sarah (la fille supposée) (...) est de la fiction.(Margaret Starbird, Mary Magdalene: The Beloved, www.magdalene.org/beloved_essay.php) (...) Il est bien évident que je ne peux pas prouver (...) que Jésus se soit marié ou que Marie-Madeleine soit la mère de sa fille ». (Margaret Starbird, The Woman With The Alabaster Jar: Mary Magdalen and the Holy Grail (Rochester,Vt.: Bear & Co., 1993).

Méchants catholiques et héros occultistes

Lorsqu’on lit avec attention le « Da Vinci Code », en cherchant à dégager le fil logique des événements sans se laisser entraîner par les trucs littéraires qui compliquent les faits pour provoquer le suspense, on tombe sur une histoire ridicule et une trame absurde. En voici le résumé.

Un Pape, hostile à l’organisation catholique Opus Dei, décide de la fermer. Le Prélat qui est à la tête de cette organisation reçoit un mystérieux appel téléphonique d’un inconnu qui lui propose un pacte : il lui remettra en mains propres le Saint Graal, à condition que l’Opus Dei lui fournisse un de ses membres pour lui obéir aveuglément. En possession du Saint Graal, le Prélat de l’Opus Dei deviendrait le détenteur d’un secret si dangereux pour l’Église que le Pape serait forcé de renoncer à son projet de fermeture. Le Prélat (au mépris de toute vraisemblance) serait suffisamment ingénu et amoral pour faire confiance à cet inconnu et accepter sa proposition délirante.

Cet inconnu (on apprendra à la fin que c’est un occultiste gnostique, ennemi de l’Église) se met alors à diriger à distance le supposé membre de l’Opus Dei, un « moine » fanatique, pour lui faire tuer différentes personnes. L’une d’entre elles est le directeur du Musée du Louvre, lequel serait Grand Maître d’une société secrète occultiste, le Prieuré de Sion, « fondée » par Godefroy de Bouillon, l’un des chefs de la première croisade, et le « bras armé » de ce Prieuré serait les Templiers. Tout ce monde serait occultiste et adorerait sainte Marie-Madeleine comme une déesse. N’oubliez pas que l’auteur vous a garanti dès la première page que tous ces faits et « rituels secrets » sont rigoureusement authentiques...

Là, me direz-vous, je ne comprends vraiment plus : pourquoi un « occultiste gnostique » chercherait à tuer le Grand Maître du Prieuré de Sion, autre occultiste? Ils devraient être liés au contraire… Oui mais voilà, le méchant trouve que les gens du Prieuré de Sion ne veulent que « garder » le secret alors que lui il veut le révéler publiquement pour « changer le cours de l’humanité » et démasquer l’Eglise.

Léonard de Vinci aurait été un des grands maîtres du Prieuré de Sion, et ses peintures seraient pleines de messages occultistes transmettant de façon « codée » la doctrine de cette société secrète, détentrice de LA vérité et persécutée par l’Église. Par exemple, dans le tableau de la Cène il aurait peint sainte Marie-Madeleine au lieu de saint Jean l’évangéliste, contrariant la conception courante de la Cène. Cela « prouverait » le mariage de Notre Seigneur. Dans le célèbre tableau de la Joconde, Mona Lisa, il se serait peint lui-même vêtu en femme (sans la barbe, quand même, pour ne pas attirer les soupçons : quel code malin !).

La nièce du directeur occultiste du Louvre et un professeur américain de « symbologie religieuse » sont mêlés à l’assassinat commis par le « moine » de l’Opus Dei et sont poursuivis, « pour affaire les concernant », par un policier zélé ultra-catholique qui veut protéger l’Opus Dei. Il répond au nom typique d’un policier français, « Bezu Fache », et ne respecte pas vraiment la présomption d’innocence. Commence alors une course-poursuite à travers Paris, la région parisienne et la France, puis l’Angleterre et l’Écosse, le couple fuyant à la fois le « moine » et Bézu Fache, et recherchant le Saint Graal. Le tout en moins de 24 heures.

Contrairement à la légende médiévale selon laquelle le Graal serait le calice dans lequel Notre Seigneur consacra le Jeudi Saint, et dans lequel Joseph d’Arimathie recueillit le sang que Jésus versa sur la Croix, ce Graal serait le corps de Marie- Madeleine. Pour la « raison » qu’elle serait une déesse (!), mariée avec Jésus, qui lui ne serait qu’un homme, et de laquelle serait née une lignée existant jusqu’à aujourd’hui. Une lignée « divine ».

Tout en courant, la nièce du directeur du Louvre et le professeur américain discutent de toutes ces thèses gnostiques et formulent des critiques envers l’Église. L’occultiste qui se cache derrière toute cette trame se joint à eux et leur « révèle » que la véritable religion est la gnose, que l’Église catholique est une imposture. Selon cette version, Notre Seigneur ne serait ni Dieu, ni fondateur de l’Église catholique, celle-ci aurait été fondée par l’empereur Constantin. De la même façon, la Bible serait l’oeuvre de cet empereur, qui aurait aussi inventé le « mythe » de la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ. Enfin, selon le plan primitif, le chef de l’Église ne serait pas saint Pierre, mais sainte Marie-Madeleine (ce qui serait « prouvé » par les évangiles gnostiques).

À la fin du roman, de rebondissement en rebondissement, le couple arrive à échapper aux griffes de ses poursuivants et le professeur américain découvre le « véritable saint Graal », la tombe de sainte Marie-Madeleine, en plein centre de Paris. F. Mitterrand, (toujours bien informé grâce aux écoutes téléphoniques sans doute !), aurait fait d’ailleurs construire la pyramide du Louvre sur cette tombe. Pour l’honorer, dans un geste idolâtre, le professeur s’agenouille pour adorer les restes (de Marie-Madeleine, pas de Mitterrand !).

Rejeter le « Da Vinci Code »

Le « Da Vinci Code » n’est pas un roman historique. C’est une fiction fantaisiste et souvent ridicule, mais qui utilise les techniques de rédaction propres à harponner le lecteur et à le transporter dans un rêve (voir l’article ci-contre). Ces techniques créent une dépendance chez le lecteur qui ne s’arrête pas pour réfléchir et ingurgite, au moins en partie, la doctrine gnostique du livre, critiquant l’Église et Notre Seigneur Jésus-Christ. Un lecteur peu attentif, hypnotisé par la narration, peut ne pas distinguer cette propagande gnostique. Mais il pourra être piqué par le doute : et si l’auteur avait raison ? Et si l’Église avait caché la véritable histoire du Christ pendant 2000 ans ?

Même si le « Da Vinci Code » avait eu l’honnêteté de se présenter comme une oeuvre de fiction, et ne prétendait pas se baser sur des faits historiques et sur des documents dignes de crédit, son attaque sournoise contre la foi catholique mériterait votre rejet indigné. Ces insinuations insultantes pour la personne de Notre Seigneur Jésus-Christ doivent vous amener à désirer une réparation et à exprimer votre désaccord.

Vous adorez le Christ, comme Homme-Dieu, et vous croyez en l’Église une, sainte, catholique et apostolique, qui est le corps mystique du Christ. C’est pour cela que vous rejetez les insultes de ce livre contre notre adorable Sauveur et les affirmations ridicules et fantaisistes, selon laquelle, par exemple, Constantin aurait fondé l’Église et imposé la croyance en la divinité du Christ.

Lorsque vous voyez votre foi attaquée et votre Dieu offensé de cette manière, vous aussi vous vous considérez offensé et vous voulez pouvoir protester.

Votre protestation pacifique devient urgente du fait que le « Da Vinci Code »  n’est pas une oeuvre de fiction obscure, mais un livre qui bénéficie d’une propagande mondiale, plus intense dans les pays fortement catholiques, et qui a été vendu à plus de 35 millions d’exemplaires.

Maintenant un film va sortir pour faire la promotion des fausses informations contenues dans le livre.

L’Église catholique, au contraire de ses détracteurs, n’a aucun secret ou code occulte et n’a jamais craint de proclamer la vérité dans son intégrité. Le dessein ostentatoire des promoteurs du film « d’ébranler les fondements de la Chrétienté » ou « de changer la trajectoire de l’humanité pour toujours » est prétentieux et vain.

Dans notre monde plein de menaces, vous avez le droit de vous prémunir contre les dangers spirituels et moraux que représente cette attaque, qui cherche à atteindre le fond de votre âme et commence à détruire votre foi, vos convictions et vos principes. Votre meilleure défense consiste à vous opposer avec décision et conviction, de façon toujours pacifique et légale, contre cette énorme machine à propager l’incrédulité.

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La théorie confuse et grotesque de la gnose

En résumant beaucoup, et en ne prenant que ce qui est caractéristique de ce système religieux de caractère occultiste et initiatique, la gnose (connaissance ou sagesse, en grec) attribue la création de l’homme et de l’univers à un dieu mauvais, qui aurait emprisonné quelques particules divines dans la matière.

Pour les gnostiques, ce « dieu » mauvais, qu’ils appellent démiurge, serait le Dieu de la Bible que les chrétiens adorent et auquel ils rendent un culte. De même, pour eux, la chute des anges mauvais et le péché originel n’existeraient pas : l’existence du mal est attribuée à l’existence de la matière, et dans le cas de l’homme, au corps humain.

Au lieu de considérer l’homme comme un être composé d’un corps et d’une âme substantiellement unis, ils le voient comme un esprit prisonnier d’un corps, aussi méprisent-ils le corps et tout ce qui conduit à la reproduction humaine.

N’admettant pas la notion de péché dans le sens chrétien du mot, ils n’ont pas le concept de rédemption, et ils n’acceptent pas la divinité de Notre Seigneur Jésus-Christ. Pour eux, le salut de l’humanité résiderait dans une « illumination » de l’intelligence, par laquelle l’homme entrerait en contact direct avec la divinité prisonnière à l’intérieur de lui-même et, au moyen de pratiques magiques, se libérerait de ce corps matériel.

En général les gnostiques croient à la réincarnation, jugeant nécessaires plusieurs réincarnations pour libérer la particule divine prisonnière de son union avec la matière corporelle. Comme tous les absurdes, les explications de la gnose sont contradictoires entre elles et souvent très confuses.

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