Accueil - TFP-France.org
La France a besoin de la Sainte Vierge - Page principale
Aperçu - Actualités
Contact - Liens
Polémique
Soutiens

Pourquoi le « Da Vinci Code » est une fable nocive


La théorie confuse et grotesque de la gnose


Enfin révélé : LE secret des techniques de rédaction du « Da Vinci Code »


La TFP américaine réfute le « Da Vinci Code »
- Chaleureux éloges d’évêques.
- Témoignages : Ils ont perdu la foi.



« Et si c’était vrai... ? »

Exemples d’absurdités
du « Da Vinci Code »

Dans une page initiale intitulée « Fait », l’auteur du « Da Vinci Code » affirme que toutes les oeuvres d’art, l’architecture, les documents et les rituels secrets décrits dans le livre le sont de manière exacte. Il espère ainsi renforcer la crédibilité de sa théorie.

Or, ils sont pratiquement tous faux, souvent de façon risible et grossière. En voici quelques exemples qui montrent le peu de sérieux de ce récit. Lorsque vous entendez quelqu’un dire « Et si le “Da Vinci Code” avait raison... ? » montrez-lui quelques-unes de ces nombreuses absurdités :

— Les trains pour Lille partent de la Gare St-Lazare (chapitre 36) : en réalité de la Gare du Nord.

— En sortant du Ritz pour aller au Louvre on prend la direction sud, on passe l’Opéra (si, si !) puis on traverse la place Vendôme (où se trouve le Ritz, mais cela ne fait rien !) puis arrivé au croisement de la rue de Rivoli, on fonce tout droit... dans le mur du jardin des Tuileries, on continue à vive allure dans les allées du jardin, qui ne sont pas ouvertes à la circulation automobile et par dessus un certain nombre de plates-bandes on arrive dans la cour du Louvre. (chap.3)

— La pyramide du Louvre aurait 666 panneaux de verre « exactement », par ordre de Mitterrand, ce qui « prouve » tout un tas de choses (Chap. 4) : en réalité elle en a 673 et si on bouche les entrées avec de nouveaux carreaux on arrive à 684, ce qui ne prouve... rien du tout.

— Le « moine » fanatique Silas, membre de l’Opus Dei, assassine les ennemis de Dieu qui lui pardonne d’avance, et croit qu’il suffit d’un rituel de flagellation pour être purifié (chap. 2) : un enfant de première communion sait que rien ne peut justifier le péché mortel et que seule la confession, accompagnée d’un vrai repentir et du ferme propos de ne pas recommencer, obtient le pardon des fautes. Mais un « moine » ultra-catholique, lui, l’ignore.

— Les Jeux olympiques étaient organisés dans l’antiquité tous les quatre ans en l’honneur du « demi- cycle » de la planète Vénus dans le ciel, lequel ne fait qu’un avec la déesse Vénus et dessine un pentacle « parfait », symbole repris dans les anneaux olympiques (chapitre 6). En réalité, Vénus est une déesse romaine et non pas grecque ; les Jeux olympiques étaient organisés en l’honneur de Zeus ; loin d’être une manifestation de culte à la « divinité féminine », les femmes étaient bannies des jeux et même d’Olympie où ils se déroulaient et étaient punies de mort si elles s’y présentaient ; aucun astronome au monde n’oserait dire que les mouvements de la planète Vénus forment un pentacle ; quant aux anneaux olympiques, ils symbolisent les cinq continents et ont été dessinés par Pierre de Coubertin en 1913 et adoptés en 1920.

— Un crime commis par le futur « moine » Silas dans un port, en France, l’envoie en prison à Andorre (chap. 10) : c’est probablement un rituel secret (authentique, bien sûr !) de la justice française d’envoyer ses prisonniers en Principauté indépendante d’Andorre, à moins qu’il y ait un port maritime en Principauté d’Andorre... ou que, confiant dans un atlas, l’auteur ait confondu Pic du Port avec un port de marins...

— L’église Saint-Sulpice à Paris serait construite sur les ruines d’un temple dédié à la déesse égyptienne Isis. D’après l’auteur, ce serait un fait tellement connu qu’il n’y a pas besoin de plus d’explications ni de preuves. Tout le monde le sait, les cultes égyptiens à Paris, c’est là qu’on en trouve le plus... (chap. 19). C’est une affirmation ridicule de plus.

— La Vierge aux Rochers est décrite « de façon exacte » comme étant un tableau d’un peu plus d’un mètre cinquante de haut (cinq pieds dans l’original anglais) derrière lequel Sophie Neveu se cache presque entièrement (chap. 30) : en réalité, la toile toute seule mesurant 1,99 m sur 1,22, plus le large encadrement, une jeune femme ne peut la décrocher seule, la tenir à deux mains et maintenir un dialogue avec le garde qui est en face. La description « exacte » des oeuvres d’art se plie aux nécessités du scénario de l’auteur.

— L’histoire du « Prieuré de Sion » couvre plus d’un millénaire, il a été fondé en 1099... (chap.37) : plus d’un millénaire à partir de 1099 nous amène au-delà de 2100, il semblerait que l’auteur ne soit pas bon avec les chiffres, c’est dommage quand on écrit justement le « Da Vinci Code ».

— Godefroy de Bouillon est un roi français qui a fondé le Prieuré de Sion (chap. 37) : en réalité Godefroy de Bouillon n’était pas Français, mais du duché de Lorraine qui n’était pas alors en France ; il est né près de Bruxelles et a refusé le titre de roi de Jérusalem après la conquête de cette ville. Quant au Prieuré de Sion, il a été fondé en 1956 par Pierre Plantard.

— Le nom de Marie-Madeleine a été interdit par l’Église (chap.60) : vous ne connaissez donc pas le nom de Marie-Madeleine car il a été interdit par l’Église... Ah bon, vous le connaissez ?

— Les Mérovingiens ont fondé Paris, comme le sait n’importe quel écolier français (chap.60) : en réalité Paris a été fondé sept cents ans avant les Mérovingiens, aucun écolier français n’est aussi nul que l’auteur du « Da Vinci Code ».

— Mona Lisa est l’anagramme du dieu égyptien de la fertilité masculine Amon et de « l’Isa », nom sous lequel était connue la déesse égyptienne de la fertilité féminine Isis, de sorte qu’on a l’union divine du masculin et du féminin représentée dans le tableau, c’est le petit secret de Léonard de Vinci, explique le professeur Langton (chap. 26) :

 En réalité, le dieu égyptien Amon n’est pas le dieu de la fertilité masculine, mais représente le soleil ; la déesse Isis n’a jamais, nulle part, été connue sous le nom de l’Isa ; et, cerise sur la chantilly, Léonard de Vinci n’a donné aucun titre à ses tableaux, il n’a donc pas pu « coder » un message ésotérique au travers de l’anagramme Mona Lisa. Ce n’est que bien après sa mort que le portrait de Lisa Gherardini, épouse de Francesco del Giocondo, a été connu sous le nom de Monna Lisa, « Monna » étant le diminutif de Madonna, Madame. Quant à l’idée que Léonard de Vinci se serait représenté lui-même sous les traits d’une femme, elle n’est acréditée par aucun spécialiste de l’art.

Et savez-vous que :

Depuis octobre 2004 l’auteur du « Da Vinci Code » est poursuivi pour plagiat par Baigent et Leigh, auteurs de The Holy Blood and the Holy Grail, datant de 1982 et dont il reprend l’essentiel des thèmes. Ils sont d’autant plus furieux que le méchant du « Da Vinci Code » est Sir Teabing Leigh (Teabing étant l’anagramme de Baigent) qui possède dans sa bibliothèque... The Holy Blood and the Holy Grail et déclare que c’est peut-être le plus connu des livres sur le sujet (chap. 60).

Sources :

Elizabeth Day, « Da Vinci Code Bestseller Is Plagiarism, Authors Claim », The Sunday Telegraph, October 3, 2004

José Antonio Ullate Fabo, « La verdad sobre el codigo da Vinci », Libros Libres, Madrid, 2004.

Luiz Sergio Solimeo, « Mensagem ocultista anticatólica em O Código Da Vinci », Catolicismo, Sao Paulo, décembre 2005.

Massimo Introvigne, « Will the Real Priory of Sion Please Stand Up ? » http://www.cesnur.org/2005/ mi_02_03d.htm

The American TFP, « Rejecting the Da Vinci Code », Spring Grove, 2005.

Vers le haut.