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Pourquoi le « Da Vinci Code » est une fable nocive


La théorie confuse et grotesque de la gnose


« Et si c’était vrai... ? » - Exemples d’absurdités du « Da Vinci Code »


La TFP américaine réfute le « Da Vinci Code »
- Chaleureux éloges d’évêques.
- Témoignages : Ils ont perdu la foi.



Comment écrire une fable
qui transporte le lecteur ?

Enfin révélé :
LE secret des techniques de rédaction
du « Da Vinci Code »

« Le Tentateur », statue médiévale de la cathédrale de Strasbourg. Cet esprit du mal, vêtu d'un beau costume, présente la pomme pour séduire les  vierges folles tandis que dans son dos se cachent crapeaux et lézards, symboles du vice.

Savez-vous pourquoi le « Da Vinci Code », comme d’autres livres à succès lus par des millions de lecteurs dans le monde (Harry Potter par exemple), harponnent le lecteur et lui en font dévorer les pages pratiquement sans s’arrêter ? Et cela, même s’il n’a pas l’habitude de lire ?

Cette capacité à induire une lecture compulsive est souvent mise au crédit du livre : ce serait un bon livre puisqu’il fait lire. La lecture « passionnante » serait une preuve de sa valeur et de celle des idées qu’il véhicule.

Voulez-vous connaître le secret qui se cache (codé) dans les pages des livres les plus vendus, tel le « Da Vinci Code » ?

Ce n’est qu’une « recette de cuisine » et je vais vous la révéler.

Elle ne se trouve pas décrite dans un manuscrit secret appartenant au trésor des Templiers, Léonard de Vinci ne l’a pas peinte dans ses tableaux sous la forme d’une déesse grecque déguisée en vieillard barbu et F. Mitterrand n’a pas construit la pyramide du Louvre pour en marquer l’emplacement.

Non, la « recette de cuisine » littéraire qui fait lire se trouve décrite dans un très grand nombre d’ouvrages... qui sont bien peu lus ! Je vous ai collecté ci-dessous les principales règles (tirées principalement de How to write a damn good fiction de James Frey), vous verrez sans peine que ce sont des « trucs » qui sont repris à chaque page du « Da Vinci Code ». Vous aussi vous pourriez sans peine écrire un livre à succès en suivant cette recette !

Créez un rêve-fiction

Votre lecteur doit être transporté dans un rêve-fiction. Le rêve-fiction est créé par le pouvoir de la suggestion. Vous devez présenter des scènes qui créent une image sur l’écran mental de votre lecteur.

Vous devez montrer plus que dire. Montrer par des détails sensibles plus que par un raisonnement. Le raisonnement tire le lecteur du rêve-fiction.

Vous allez créer une image faite de mots qui va se projeter sur l’écran mental de votre lecteur. Puis vous allez obtenir que votre lecteur s’engage émotionnellement, pour cela il faut que vous gagniez la sympathie du lecteur.

Gagnez la sympathie du lecteur

Gagner la sympathie de votre lecteur est crucial pour induire le rêve-fiction.

Pour que votre lecteur ait de la sympathie pour votre personnage, faites-lui ressentir de la peine pour lui. Toutes les situations dans lesquelles votre personnage souffre, physiquement, mentalement, spirituellement, attirent la sympathie de votre lecteur.

La sympathie est la porte cochère par où votre lecteur s’engage émotionnellement dans l’histoire. Sans sympathie, pas d’émotion.

Une fois la sympathie acquise, vous amenez votre lecteur plus loin dans le rêve-fiction en le faisant s’identifier au personnage.

Identification avec le personnage

Vous ne confondrez pas sympathie avec identification. La sympathie vient parce que le personnage souffre et que votre lecteur ressent de la peine pour lui.

L’identification vient lorsqu’en plus de la sympathie, votre lecteur soutient comme un supporter les objectifs et les aspirations du personnage et qu’il a un fort désir que celui-ci atteigne ses buts.

Donnez à votre personnage un but qui soit noble et votre lecteur s’identifiera à lui, même si, dans le passé, il a été un horrible criminel. Dans le pire des cas, donnez-lui un code d’honneur personnel et la défense annexe d’une noble cause.

Créez l’empathie

Utilisez des détails sensibles et qui provoquent l’émotion de votre lecteur afin qu’il sente ce que sent votre personnage. Votre lecteur va se mettre à la place du personnage.

Par l’utilisation de détails sensibles qui provoquent l’émotion, vous amenez votre lecteur à l’intérieur de l’expérience de votre personnage. Décrivez de cette manière les informations que lui apportent ses sens, ce qu’il voit, ce qu’il pense, ce qu’il ressent physiquement.

Ne le dites pas, faites-le sentir en utilisant le pouvoir de la suggestion.

Sympathie, identification, empathie aident à créer une liaison entre votre lecteur et le personnage. Il ne vous reste plus qu’à le transporter.

Transportez votre lecteur

 Lorsqu’il est transporté, votre lecteur se trouve dans une bulle, plongé dans le monde de votre fiction, au point que le monde réel s’est évaporé.

C’est votre but en tant que rédacteur de fiction : obtenir que votre lecteur soit complètement absorbé par vos personnages et par l’histoire.

Pour amener votre lecteur à cet état, après la sympathie, l’identification et l’empathie vous allez utiliser les conflits internes.

Fabriquez des conflits intérieurs

Le conflit interne est une tempête rugissante à l’intérieur de votre personnage : doutes, erreurs, fautes, culpabilité, indécision, remords.

Votre lecteur va ressentir les doutes de votre personnage, partager ses remords, osciller avec ses hésitations.

Plus que tout, il va prendre parti dans les décisions que le personnage va être forcé de prendre. Ces décisions sont la plupart du temps de caractère moral et ont de graves conséquences pour votre personnage.

C’est la participation dans ce processus de prise de décision qui transporte votre lecteur : lorsqu’il sent les doutes, la culpabilité, les remords, les hésitations, les erreurs du personnage et qu’il incline avec lui pour telle solution plutôt que pour telle autre.

Votre personnage est devant un dilemme, c’est là que vous vouliez l’amener. Pour maintenir votre lecteur transporté, il ne suffit plus que de faire grandir le suspense.

Le suspense – soulevez un problème et la curiosité

Vous faites votre possible pour que votre lecteur soit paralysé, pris dans la lecture. Votre lecteur est maintenu en suspens parce qu’il y a quelque chose dans l’histoire qui est encore indéterminé ou non encore décidé.

Soulevez une puissante question dès le début de votre histoire et harponnez votre lecteur de façon qu’il ne puisse plus s’arrêter de lire. La curiosité engendre le suspense.

Déclenchez l’anxiété

Mais l’anxiété et l’appréhension engendrent un suspense encore plus fort.

La première condition pour créer l’anxiété est d’avoir suscité la sympathie et la deuxième de faire se profiler une menace, pas nécessairement physique. Cela vaut tout au long de la fiction, pas seulement en ouverture.

La plus grande erreur que vous pouvez commettre : ne pas plonger votre héros, dès le début et tout au long de l’histoire, dans les pires ennuis. Menacez votre personnage et mettez-le dans les problèmes s’il est sympathique et menacé, vous avez créé de l’anxiété chez le lecteur.

Allumez le détonateur

Quelque chose de terrible va arriver, à un moment déjà fixé, et le personnage doit l’arrêter avant qu’il ne soit trop tard.

Le suspense consiste donc à soulever des questions qui fondent votre histoire, mettre le sympathique personnage dans des situations de menace et allumer la mèche. Cela fait que votre lecteur va s’inquiéter et s’émerveiller du sort des personnages.

Il va s’identifier à eux et adopter leur façon de penser et d’agir.

Dernier conseil

Votre fable littéraire doit être écrite pour une certaine élite intellectuelle qui attend une rédaction fine et des situations philosophiques et existentielles. Soyez au courant de ce qui est en vogue : complots, secrets, dangers planétaires, religions ésotériques, dénigrement de l’Église catholique.

Bravo, vous venez d’écrire le « Da Vinci Code ».

Lorsque vous entendez quelqu’un qui est impressionné par le « Da Vinci Code », révélez-lui la recette de cuisine qui a permis son élaboration, il retrouvera une distance critique salutaire.

Vers le haut.