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Le 4 septembre 2007
"C'est ce qui reste de chrétien en elles qui empêche les sociétés modernes d'exploser."
Cher ami,
je vous confie dans cette lettre des informations exclusives sur les dangers qui menacent la TFP et peuvent la faire disparaître.
Plus encore, c'est toute une partie de l'opinion publique française qui est mise de côté : celle qui est attachée au maintien de ce qui reste de chrétien dans la société.
Car vous le savez, l'intolérance du clan laïque en arrive à violer ouvertement son propre principe de neutralité.
Neutralité sans laquelle la laïcité devient une idéologie d'état qui persécute les religions; neutralité sans laquelle la démocratie deviendrait en France un mot vide de sens.
Les lignes que vous allez lire vous exposent les enjeux d'une situation hors du commun.
Avec vous, la TFP mène une action de promotion de la culture catholique :
– Par la diffusion des formes de piété populaire traditionnelle, par la mise en lumière des valeurs familiales et encore, par ses conférences, publications, universités d'été, la TFP agit en défense de la culture et de la civilisation chrétiennes.
Oui, c'est notre combat - à vous comme à moi - de maintenir les restes de la société chrétienne.
Or, vous le voyez, il y a des forces qui veulent arracher les racines chrétiennes de notre pays et de l'Europe :
– On détruit les traditions culturelles héritées de 2000 ans de civilisation.
– On détruit la famille, cellule de base de la société.
– On limite le droit de propriété : le droit sacré des personnes à disposer du fruit de leur travail. Il est défendu par deux commandements du décalogue : "tu ne voleras pas" et "tu ne convoiteras pas les biens d'autrui ". (Il est en outre inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l'homme).
Quelles sont les conséquences des destructions dans ces trois domaines ?
Sans respect du droit de propriété, l'homme perd sa liberté et sa dignité. Sans respect du droit de propriété, pas de famille possible.
Sans famille, pas de transmission de la tradition. Cet héritage à la fois matériel et spirituel qui transmet de génération en génération un ensemble de valeurs essentielles.
Sans tradition, pas de civilisation.
Sans ces trois principes de base : la tradition, la famille, la propriété, pas de civilisation chrétienne, mais un état de choses matérialiste, égalitariste et païen.
Et voilà en plus la réalité choquante :
Les partisans d'une laïcité conçue comme une arme contre l'influence des catholiques dans la société refusent même la libre confrontation des idées et des valeurs, violant ainsi le pluralisme, la neutralité et l'impartialité, principes de base dans une société qui se veut démocratique :
– pour eux, les principes essentiels hérités de 2000 ans de civilisation chrétienne n'ont pas le droit d'être librement proposés aux hommes d'aujourd'hui.
C'est une conception dictatoriale de la laïcité qui rejette la neutralité et viole les droits fondamentaux de la personne humaine.
Souvent frustrés par l'échec mondial de l'athéisme, que ce soit dans sa version socialiste ou communiste, ils veulent faire sombrer la société moderne dans un néo-paganisme, en cantonnant les chrétiens hors de la sphère publique, comme au temps des catacombes.
Or, comme le déclare l'académicien et philosophe catholique René Girard, cité dans la revue Valeurs Actuelles du 20 juillet 2007 : "C'est ce qui reste de chrétien en elles qui empêche les sociétés modernes d'exploser".
Et voilà le facteur essentiel que vous avez sans doute constaté vous-même :
Cette manoeuvre, du "clan de la laïcité intolérante", n'est pas possible toute seule.
C'est parce que bon nombre de chrétiens sont convaincus qu'ils doivent s'effacer et cesser d'influencer la société qu'elle devient réalisable.
Malheureusement cette idée formulée à partir des années 1950 influence encore des membres de l'épiscopat français. Elle est à l'opposé de l'enseignement des Papes, y compris de Jean-Paul II et de Benoît XVI.
"Nous ne rêvons pas d'un impossible retour à ce que l'on appelait la chrétienté", déclare Mgr Dagens dans le rapport adopté par les évêques lors de l'assemblée de Lourdes en novembre 1996, dans le document qui allait être diffusé sous le titre de "Lettre aux catholiques de France - Proposer la foi dans la société actuelle".
Or, la chrétienté n'est pas un rêve, c'est un idéal.
Un retour aux principes de la chrétienté est non seulement souhaitable, mais possible et nécessaire pour empêcher notre société "d'exploser".
Une partie de l'action de Jean-Paul II, connue sous le nom de "nouvelle évangélisation", soutenue par le cardinal Ratzinger et continuée par le pontificat de Benoît XVI, est un encouragement des fidèles laïcs à agir dans la société pour que celle-ci se règle sur la "philosophie de l'évangile" et pour que "l'influence de la sagesse chrétienne" agisse sur la société civile, pour reprendre l'expression du Pape Léon XIII.
C'est ce que font nombre de catholiques, soucieux d'accomplir leur mission, telle qu'elle est définie dans le catéchisme de l'Église catholique et dans les documents pontificaux.
Ils sont souvent mal vus de certains membres de l'épiscopat français, qui semblent incommodés par ceux qui sortent des catacombes pour s'opposer à la paganisation croissante de notre pays.
Pourquoi cette hostilité de quelques Pasteurs du troupeau envers ceux qui cherchent à défendre un modèle de société chrétienne ? Difficile et triste question à laquelle il faudra pourtant répondre un jour.
En tout cas, c'est bien ce travail de défense et de promotion de la culture chrétienne et des valeurs morales et familiales que la TFP s'efforce de conduire en France depuis plus de 25 ans.
Bien sûr, l'action si nécessaire de la TFP et sa campagne "La France a besoin de la Sainte Vierge" suscitent des réactions :
D'un côté, des dizaines de milliers de correspondants, amis et sympathisants comme vous, apportent leur appui chaleureux :
"Merci, vous m'avez redonné la force de croire".
"Vous défendez les vraies valeurs de la chrétienté".
"C’est formidable tout ce que vous faites. Continuez à honorer la très Sainte Vierge Marie. Votre action est une bouffée d’air pur qui nous redonne un peu d’espoir. On veut vous abattre parce que vous défendez la Culture chrétienne dans un monde bassement matériel qui a perdu ses repères".
Mais d'un autre côté, l'hostilité de quelques-uns lui refuse le droit d'exister. Statistiquement, sur 25.000 courriers mis à la poste par la TFP, une seule lettre de protestation agressive lui est adressée.
Pourtant, certains instrumentalisent les services de l'État et diverses autorités qui sont censées être indépendantes.
Oui, des personnes utilisent leur pouvoir de façon discriminatoire : des politiques, des adeptes d'une laïcité sectaire, influencés par la doctrine socialiste, des francs-maçons ou même des religieux. Ils veulent supprimer la TFP, tout comme ils veulent d'ailleurs bannir l'action de catholiques dans la société.
Aussi, contre la TFP qui recueille la sympathie de dizaine de milliers de français, les nuages sombres s'accumulent en cette rentrée.
Permettez-moi de vous les présenter en quelques lignes.
Comme vous le savez déjà, en décembre 1995 la TFP a été mise sur la liste des sectes, au seul prétexte qu'elle défend les principes de la civilisation chrétienne et diffuse la doctrine catholique contre le socialisme... !
Elle est taxée de "pseudo-catholique" par des députés, lesquels n'ont aucune compétence pour émettre un jugement en matière de catholicité, révélant ainsi le parti-pris idéologique des accusateurs.
Depuis, des structures de l'État s'emploient à obtenir la condamnation de la TFP pour la faire disparaître. Or, personne ne se donnerait tout ce travail pour faire cesser l'action de la TFP en défense de la culture chrétienne, si celle-ci n'était pas efficace.
Déjà dans le passé, deux contrôles fiscaux ont essayé d'abattre l'association. Le premier, déclenché en 1991 portait sur les années 1988-1989. Il s'est terminé par un "avis de non-redressement", preuve éclatante de la bonne tenue des comptes et de la gestion désintéressée.
En 1993, un nouveau contrôle portant sur les années suivantes, 1990, 1991 et 1992 est organisé. Un lourd redressement est notifié, au motif que la TFP serait de mauvaise foi, et qu'elle n'aurait pas une gestion désintéressée. C'était faux !
Après plus de dix ans de procédure, un jugement du Tribunal administratif de Paris en date du 17 décembre 2003 a annulé les redressements et le fisc s'est vu condamné à payer 2000 euros à la TFP.
Le fisc n'a pas osé faire appel de ce jugement qui est devenu définitif.
La gestion désintéressée et le caractère non lucratif de l'activité de la TFP sont établis.
Mais qu'à cela ne tienne.
La Miviludes, violant les droits fondamentaux dans un pays démocratique, s'acharne. Elle coordonne les services de l'État, même ceux qui sont officiellement indépendants, afin de poursuivre son but : faire taire une voix qui défend la culture chrétienne.
En janvier de cette année, sort le rapport 2006 de la Miviludes. Un chapitre y est consacré à la TFP.
Vous avez pu lire sur le site internet www.tfp-france.org ma lettre au Premier Ministre, réfutant les allégations mensongères et diffamatoires de ce Rapport et demandant la dissolution de cet organisme.
Le programme des attaques pour faire disparaître la TFP y est annoncé. Il est maintenant en place :
1- Un nouveau contrôle fiscal est déclenché contre l'association pour les années 2001 à 2006 incluses.
Il a été préparé par deux questions écrites identiques, posées l'une par un député communiste et l'autre par un député socialiste (quel réseau fraternel), interpellant le Ministre des Finances pour lui demander comment empêcher la TFP de continuer à émettre des reçus fiscaux suite aux dons qu'elle reçoit...
La réponse du ministre, publiée au Journal officiel, rédigée par un fonctionnaire zélé – lequel ne s'embarrasse pas trop avec la vérité des faits – reprend l'argumentation passée : la TFP n'aurait pas une gestion désintéressée, elle vendrait (sic !) uniquement des médailles et n'aurait pas un caractère culturel... !
2- Simultanément, un contrôle fiscal est déclenché contre moi-même; la Miviludes n'ayant pas hésité à laisser entendre dans son Rapport que le fait de déstabiliser le Président pourrait faire effondrer toute l'action de la TFP.
Je vis simplement, j'ai gardé ma chambre dans la maison familiale, je peux me consacrer à la mission qui est la mienne grâce à des parents merveilleux qui me soutiennent, et je vous laisse penser que devoir répondre à un questionnaire sur mes éventuels bateaux de plaisance, villas, etc. m'a bien fait sourire.
Soyez certain que personne n'accepterait de se soumettre au harcèlement et à la persécution dont est victime la TFP pour de l'argent. Il n'y a pas d'argent qui paye cela.
Il faut avoir la foi, et se savoir soutenu par la grâce de Dieu.
Ce ne sont pas des membres de la Miviludes, adeptes de la laïcité intolérante, qui peuvent le comprendre.
3- Mais il y a encore plus grave : une lettre signée du Ministre de l'Intérieur, aujourd'hui Président de la République, datée du 8 mars 2007, en réponse à une lettre cosignée par trois députés socialistes, dont l'un est proche de la Miviludes.
Dans cette lettre, le Ministre de l'Intérieur, ou plutôt celui qui l'a rédigée alors que le ministre-candidat était en campagne électorale, affirme de graves contre-vérités :
– Il donne comme "preuve" de la nocivité de la TFP le redressement fiscal qu'elle a subi... sans mentionner qu'il a été annulé par les Tribunaux qui ont donné raison à la TFP et ont condamné le fisc !
Cette affirmation à elle seule est diffamatoire et mensongère.
– Violant la neutralité de l'État, il s'appuie sur l'opinion défavorable de quelques bulletins diocésains dans les années 90... quelle mémoire ! Mais il n'a pas vu les droits de réponse que chacun a été obligé de publier... Et ignore la lettre de feu le Cardinal Decourtray, Archevêque de Lyon et alors Président de la Conférence des évêques de France, adressée à la TFP et souhaitant, suite à nos droits de réponse, "que le dialogue se poursuive en dehors de la polémique publique".
– Il annonce qu'il demande au Préfet de la Région Île de France d'obtenir que la Cour des Comptes déclenche un contrôle sur la TFP... alors que cette juridiction, qui fête cette année son bicentenaire, ne peut recevoir d'ordres de personne et doit décider de ses contrôles en toute indépendance...
Suffira-t-il désormais que la Miviludes ou un Préfet agite son crayon pour que la Cour des Comptes s'empresse d'obéir aux injonctions ?
– De plus, le texte de la lettre se réjouit que différentes procédures soient en cours et menace de dissolution l'association et de peine de prison son président.
Aujourd'hui ces menaces sont en cours d'exécution.
4- En addition des deux contrôles fiscaux, et simultanément, un contrôle de la Cour des Comptes a été déclenché suite à l'intervention du Préfet de la région Ile-de-France.
5- Enfin, je suis convoqué moi-même directement ainsi que la TFP, votre association, devant le Tribunal de Grande Instance pour que nous soyons jugés pour "escroquerie", dans quelques semaines.
Je me dois aussi de vous informer d'une circonstance aggravante douloureuse :
La procédure qui avait débuté avec l'accusation de "publicité mensongère" voit en cours de route arriver... les Soeurs de la rue du Bac, qui fournissent à la Justice une liste de 177 "victimes" de la TFP dont la quasi-totalité n'a effectué aucun don en faveur de la TFP.
Le dernier prétexte invoqué, dans une procédure qui a évolué au long de deux années sans que jamais je ne puisse me défendre, est que, la TFP étant une "secte" qui "vend des médailles", elle n'aurait pas le droit d'émettre des reçus fiscaux.
Dans quelques semaines, je peux me retrouver en prison, suite à des accusations mensongères, qui ont pour base l'étiquette de secte pseudo-catholique.
Cette accusation est alimentée et orchestrée par une colonne du clan de la laïcité intolérante et soutenue malheureusement par quelques religieux orientés qui ne veulent pas que la TFP existe.
Permettez-moi de vous rappeler que la TFP n'a jamais été condamnée, ni par les tribunaux civils, ni ecclésiastiques.
La mauvaise humeur de quelques évêques contre elle d'un côté, et l'appui chaleureux qu'elle a toujours reçu de hautes autorités de l'Église de l'autre, montrent simplement qu'il y a différents courants.
Comme vous avez pu le voir dans le bulletin de la campagne, le 11 février dernier, le cardinal Medina m'a envoyé une lettre d'encouragement de Rome. Il y déclare notamment :
"Je sais qu'en France la TFP a été accusée d'être une secte, ce qui me semble ni juste ni objectif. Il est étrange que des personnes se disant respectueuses de la laïcité veuillent dire qui est catholique et qui ne l'est pas.
"La façon originale par laquelle la TFP diffuse en France la culture chrétienne et différentes formes de piété populaire telles que le chapelet, la Médaille miraculeuse et la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus me semble digne d'éloges.
"Aussi, c'est de tout coeur que je vous encourage à continuer votre travail en défense de la tradition, de la famille et de la propriété privée, ainsi que des autres principes chrétiens et catholiques qui constituent le fondement valide d'un humanisme authentique."
Comme vous le savez, des associations amies qui défendent les mêmes principes existent aussi dans de nombreux autres pays. Au cours des dernières semaines, j'ai reçu des lettres d'évêques de ces différents pays qui, informés de la situation en France, m'écrivent pour me dire que la TFP qu'ils connaissent est catholique et que ce n'est pas à un état qui se veut laïque de dire qui est catholique ou pseudo-catholique.
Ils sont inquiets de la persécution religieuse qui se met en place en France, dont les catholiques seront les principales victimes. La lutte contre les sectes n'est qu'un prétexte.
Vous le voyez, la pseudo-laïcité intolérante qui viole la neutralité est en fait une persécution contre les catholiques qui agissent dans la société. Or, si la société moderne ne s'effondre pas, c'est grâce à ce qui reste de chrétien en elle.
Aujourd'hui, j'ai besoin de votre aide, de votre soutien, de votre amitié.
– Tout d'abord, je vous demande le soutien de vos prières.
– Ensuite, je vous demande un soutien par écrit en me renvoyant signé le texte "De tout coeur avec la TFP" que vous trouverez ci-joint.
– Ensuite, si vous le pouvez, je vous demande un don pour qu'avec vous nous puissions continuer ensemble notre mission : défendre les principes essentiels de la civilisation chrétienne et diffuser la culture catholique.
– Enfin, si vous pouvez faire plus, alors apportez-moi votre témoignage par une lettre personnelle, datée et signée, que vous m'adresserez, disant le bien que vous pensez de la TFP, de son action en défense de la culture chrétienne. Pour être valable en justice, cette lettre doit être conforme à la Loi. C'est pourquoi je vous joins un modèle vierge, à compléter librement.
Je suis serein et confiant dans la protection de la Sainte Vierge.
Ensemble, vous et moi allons continuer notre mission.
Je compte sur vous.
Veuillez croire, à mon sincère et cordial dévouement
Benoît Bemelmans
Président
Je vous remercie du fond du coeur pour le soutien que vous pouvez m'apporter. J'ai besoin de votre aide, toute votre aide, maintenant, avant qu'il ne soit trop tard.