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La campagne de diffusion gratuite de la Médaille miraculeuse que mène la TFP a réussi à produire un petit miracle : que TF1 parle des apparitions de la Rue du Bac et de la Médaille miraculeuse lors du journal télévisé de 13 h, ce mercredi 8 janvier!
440.000 Médailles ont déjà été diffusées gratuitement dans les foyers par la TFP. Elles tintent sur la chaîne TF1.
La TFP a accepté de s’exprimer devant les caméras, mais en direct : c’est TF1 qui a refusé comme le démontrent les lettres envoyées par la TFP à TF1 et qui sont publiées sur le site Internet www.tfp.asso.fr. La TFP a toujours été ouverte au dialogue loyal.
Les campagnes de la TFP sont en scrupuleuse conformité avec la loi française. La Médaille miraculeuse n’est la propriété de personne. Elle est partout diffusée en France : dans des librairies catholiques, des boutiques d’art religieux et de nombreuses bijouteries. Elle est fabriquée dans le monde entier, à des milliards d’exemplaires et sa diffusion est libre. C’est la raison pour laquelle il n’y a jamais eu de plaintes.
La TFP est une association de laïcs catholiques, en conformité avec le droit de l’Eglise : elle a choisi, comme il est légitime de le faire, de ne pas solliciter de reconnaissance de la part d’un Ordinaire. La chaîne TF1 n’est pas reconnue par l’Eglise catholique et n’a aucune qualité pour dire qui est ou qui n’est pas catholique, rôle autrefois dévolu à la Sainte Inquisition.
La TFP rejette les qualificatifs abusifs « d’extrême droite », de « catholiques dissidents » et de « groupe sectaire », dénués de tout fondement. Ceux qui les font circuler s’abstiennent de les justifier. Les rapports parlementaires sur les sectes en France n’ont aucune valeur juridique, ils ont été sévèrement critiqués par les autorités religieuses et par la majorité des universitaires pour être, entre autres, très insuffisamment informés. Ces rapports ont été initiés notamment par la secte communiste et sa consoeur socialiste, sectes notoirement condamnées par l’Eglise catholique.
La TFP a échangé une importante correspondance avec diverses autorités religieuses, afin de répondre aux injustes mises en cause publiées ici ou là. L’ensemble de cette correspondance est facilement accessible sur le site de la TFP.
La TFP confie la poursuite de sa campagne à la protection maternelle de la Très Sainte Vierge, dont la liturgie catholique dit qu’Elle est « terrible comme une armée rangée en ordre de bataille » (Ct. 6, 9).
Samedi 4 janvier 2003
Madame Mathilde PASINETTI
Journaliste
TF1
1, quai du Point du jour
92100 Boulogne
Par fax : 01 41 41 28 40
Et par lettre recommandée : RA 1202 0085 1FR
Chère Madame,
Suite à votre appel du vendredi 3 en fin d’après-midi à la permanence de l’association TFP, dans lequel vous souhaitiez avoir des informations sur la Médaille miraculeuse, en vue d’un reportage pour le journal télévisé de 13 heures du lundi 6 janvier, c’est bien volontiers que je vous apporte les informations suivantes, dès ce samedi 4 janvier 2003 au matin, tout en déplorant que votre appel tardif une fin de semaine ait failli vous priver des informations que vous deviez légitimement obtenir de la TFP pour pouvoir préparer un reportage conforme à la vérité, au droit et à la déontologie.
-- La TFP diffuse-t-elle la médaille miraculeuse ?
La Société française pour la défense de la Tradition, Famille et Propriété – TFP, mène une vaste campagne de diffusion gratuite de la médaille miraculeuse, dans toute la France. En un peu plus d’un an, ce sont plus de 440.000 médailles qui ont été diffusées, accompagnées du texte d’une neuvaine de prières.
-- Comment est financée la campagne de distribution gratuite de la médaille miraculeuse ?
Ce sont des dizaines de milliers de donateurs de l’association qui soutiennent activement cette campagne. Chacun apporte ce qu’il veut : un don de la valeur de son choix, une prière, un peu de temps pour distribuer autour de lui la médaille. Les dons recueillis ont déjà permis de diffuser plus de 440.000 médailles gratuites et la campagne continue.
-- Comment la TFP procède-t-elle pour diffuser en grand nombre la médaille ?
Pour diffuser gratuitement la médaille miraculeuse la TFP utilise trois moyens :
-- la mobilisation active de ses amis et sympathisants qui diffusent la médaille autour d’eux.
-- l’envoi direct par la poste de la médaille et de la neuvaine à des personnes susceptibles d’être intéressées.
-- la diffusion, également par la poste, directement dans les boîtes aux lettres, d’un dépliant proposant de commander gratuitement la médaille.
-- Cette initiative a-t-elle le soutien de la Chapelle de la Rue du Bac ou de l’épiscopat ?
Cette initiative est celle de la TFP, une association de laïcs catholiques indépendante. La campagne est menée sous son nom et adresse, et il n’y a aucune confusion possible avec quelqu’autre institution que ce soit. La TFP n’a donc sollicité le soutien de personne si ce n’est de ses amis et sympathisants.
La TFP a cependant échangé une importante correspondance avec la Mère supérieure de la Rue du Bac, le chapelain de la Chapelle de la Rue du Bac, le Secrétaire général de l’épiscopat, le Nonce, les supérieurs des Pères Lazaristes à Rome et à Paris, afin de répondre aux injustes mises en cause publiées ici ou là. L’ensemble de cette correspondance est publiée sur le site de la TFP : www.tfp.asso.fr.
-- La TFP est-elle une secte ?
Non, la TFP n’est pas une secte, elle a toujours récusé avec vigueur cette étiquette. La TFP est une association de catholiques, fidèles à l’Eglise, en strict conformité avec le Droit canon (le droit de l’Eglise). Comme celui-ci le prévoit, et comme il est légitime de le faire, elle n’a pas choisi de solliciter une reconnaissance officielle de la part d'un Ordinaire. Le Droit canon prévoit que de simples laïcs puissent fonder, ériger et diriger de leur libre initiative des associations ayant pour but de favoriser une vie plus parfaite (can. 298), de suivre une voie spirituelle particulière (can. 214), de promouvoir la doctrine chrétienne et exercer d’autres activités d’apostolat, telles que des oeuvres de piété ou de charité (can.298), de travailler à ce que le message divin du salut soit connu et reçu par tous les hommes et par toute la Terre (can. 225 - 1), d’imprégner d’esprit évangélique et parfaire l’ordre temporel (can. 225 - 2) en l’animant par l’esprit chrétien (can. 298 - 1). La TFP n’a jamais été l’objet d’aucune sanction ecclésiastique.
-- Comment expliquez-vous que des articles hostiles à la TFP paraissent dans certaines publications d’orientation catholique ?
Certaines publications ont publié à notre sujet des articles peu conformes à la réalité. Leurs auteurs, en violation de la déontologie journalistique se sont d’abord abstenu de nous poser la moindre question et n’ont trouvé aucun fait concret à nous reprocher ni aucune affirmation émanant de la TFP qui puisse justifier leur hostilité, se contentant d’affirmations gratuites dénuées de fondement. Chaque fois que nous en avons eu connaissance nous avons fait paraître des droits de réponse. Ainsi, en 2002, l’hebdomadaire « Paris Notre-Dame » a publié, à deux reprises différentes, un droit de réponse de la TFP.
L’hostilité répétée de certains organes est peut-être due au fait que les membres de la TFP entendent agir dans la société en tant que catholiques, notamment pour faire barrage à l’idéologie socialiste et communiste, en se faisant l’écho fidèle de la doctrine sociale de l’Eglise en défense de la Tradition, de la Famille et de la Propriété.
Dans ce cas, ce ne serait pas le simple fait de favoriser la piété populaire à travers une campagne de diffusion de la Médaille miraculeuse qui susciterait de tels remous dans quelques milieux ecclésiastiques, mais le fait de dénoncer la participation essentielle de certains mouvements de "gauche catholique" dans les mouvements révolutionnaires mondiaux et leur appui dans notre pays au socialisme (voir à ce sujet deux publications de la TFP : "Le double jeu du socialisme français" et "Des catholiques de gauche sans qui le Forum Social mondial serait impossible" in "Le retour de la lutte des classes").
"Christianus alter Christus", nous pouvons reprendre la phrase de Notre Seigneur adressée au garde qui le souffletait :« Si j’ai mal parlé, montre où est le mal ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ?» (St. Jean, 18, 23).
Peut-on parler de « fraude » ou de « contrefaçon » ou encore de « tromperie » à propos de la campagne de la TFP ?
Les campagnes de la TFP sont en scrupuleuse conformité avec la loi française et avec la loi de l’Eglise catholique, il n’y a donc ni fraude ni tromperie d’aucune sorte et ceux qui utilisent ces termes à la légère se gardent bien de préciser en quoi consisterait cette fraude inexistante.
La médaille miraculeuse n’est pas la propriété de la Chapelle de la Rue du Bac. Elle est d’ailleurs diffusée partout en France : dans des librairies catholiques, dans les boutiques d’art religieux et dans de très nombreuses bijouteries. Elle est fabriquée partout dans le monde, à des milliards d’exemplaires et sa diffusion est libre.
Selon vous, la médaille miraculeuse est-elle bien reçue par les Français ?
L’accueil extrêmement chaleureux que reçoit notre campagne et son développement continu montrent à quel point la campagne de la TFP de diffusion gratuite de la médaille miraculeuse est bien reçue. Les témoignages de remerciements pour l’aide accordée affluent à la permanence de la TFP et le bulletin de la campagne publie un extrait très significatif de ce courrier. On peut en prendre connaissance sur le site de la TFP : www.tfp.asso.fr
En quoi la médaille miraculeuse et son message sont-ils actuels ?
« Le monde entier sera renversé par des malheurs de toute sorte. (...) On croira tout perdu. Là je serai avec vous ! » Ces paroles d’espoir dans la tragédie semblent avoir été prononcées pour les jours que nous traversons. Et pourtant, c’est la Sainte Vierge Elle-même qui les adressa à sainte Catherine Labouré, lors des apparitions de la rue du Bac, à Paris en 1830. Mais elles gardent toute leur actualité et sainte Catherine elle-même les répétait peu avant sa mort en 1876.
Voilà pourquoi – après avoir réfléchi sur le cours des événements – la TFP a décidé de rassembler tous ses amis et donateurs pour mener une grande campagne de diffusion de la médaille miraculeuse. Porter et diffuser la médaille miraculeuse, c’est se mettre sous la protection de la Très Sainte Vierge. C’est se placer sous le signe de l’Immaculée et se définir face à l’indifférence et aux troubles du monde moderne. La campagne de la TFP est une réponse concrète de catholiques préoccupés par la paganisation croissante de notre société.
Quel est le futur de la campagne de la TFP ?
La campagne de la TFP va de l’avant ; et si le démon enrage et s’agite en répandant la désinformation là où il le peut, c’est signe qu’il faut en effet aller de l’avant. Dans les prochains mois nous comptons diffuser au moins 500.000 médailles supplémentaires et préparer la publication des grâces reçues par ceux qui portent la médaille avec confiance.
Où peut-on trouver plus d’informations sur la TFP ?
On peut trouver plus d’informations sur la TFP sur son site internet : www.tfp.asso.fr, ou bien en lui écrivant pour lui poser des questions : TFP 6 avenue Chauvard, 92600 Asnières.
Voici quelques éléments qui, je l’espère, vous seront utiles. Si vous souhaitez plus d’informations, je suis à votre disposition. Le plus simple, pendant cette fin de semaine, est que vous m’envoyiez un fax avec vos questions au numéro : 01 41 11 52 04.
Je vous serais reconnaissant en tout état de cause de bien vouloir me confirmer la réception de la présente au numéro de fax indiqué ci-dessus, ainsi que de me confirmer le jour et l’heure à laquelle vous prévoyez de diffuser votre reportage sur la médaille miraculeuse afin que je puisse l’enregistrer et le visionner avec notre avocat.
Je compte sur votre déontologie journalistique pour utiliser les informations fournies sans les déformer ni les présenter sous un jour pouvant nuire à la bonne réputation de l’association. Si cela devait être, la bonne foi de TF1 ne pourrait être mise en avant.
Si vous envisagiez de diffuser des images d’intervenants d’une tierce partie mettant en cause l’action de la TFP, je vous rappelle que l’équilibre de l’information et les règles d’un débat loyal, telles que définies par le CSA, la jurisprudence et la déontologie journalistique, veulent que je puisse y répondre personnellement. Pour ce faire je suis parfaitement disponible et je suis prêt à un débat contradictoire en direct à condition que vous m’informiez préalablement des noms et de la qualité de l’intégralité des personnes susceptibles d’être présente sur le plateau et que vous m’assuriez que le temps réservé à la TFP sera comparable à celui de ses détracteurs. Je vous rappelle enfin que nul n’est autorisé à faire des déclarations au nom de la TFP en dehors des membres de son Bureau de direction, ce qui est le cas de toute personne morale.
Dans l’attente de votre confirmation, je vous prie d’agréer, chère Madame, mes salutations respectueuses.
Benoît Bemelmans
Président
Lundi 6 janvier 2003
Madame Mathilde PASINETTI
Journaliste
TF1
1, quai du Point du jour
92100 Boulogne
Par fax : 01 41 41 28 40
et : 01 46 94 01 77
Chère Madame,
Je fais suite à votre fax du 6 janvier 2003 en fin de matinée, adressé à l’attention du Président :
Vous y écrivez : « Si je ne peux vous rencontrer avant 10 h demain, je serais dans l’obligation de signaler dans le reportage que vous n’avez pas souhaité vous exprimer ». Mais vous ne proposez pas de le filmer pour une interview, ni un direct et exigez un entretien téléphonique avec lui.
Je vous confirme que la TFP a toujours souhaité s’exprimer.
Permettez-moi de vous rappeler la chronologie des faits :
Vous avez appelé la permanence de la TFP vendredi 3 janvier juste après 17 h et vous vous êtes entretenue avec la personne chargée de répondre au téléphone.
-- Un vendredi après 17 h n’est pas l’heure la plus indiquée pour être certain d’obtenir des informations auprès d’une association, cependant la permanence était assurée.
-- Vous avez indiqué que le reportage devait passer lundi 6 janvier 2003 au journal de 13 H ; votre fax de ce matin indique que vous l’avez déjà repoussé à mardi. En effet, ce n’est pas là un sujet d’actualité brûlante, les apparitions de la rue du Bac ayant eu lieu en 1830 et la campagne de la TFP se développant depuis plus d’un an déjà et n’étant pas prête de s’arrêter, rien ne vient justifier de procéder dans l’urgence d’une fin de semaine.
-- Vous avez indiqué lors de votre appel du vendredi que le Président « pouvait » vous rappeler, il n’est donc pas exact d’écrire dans votre fax qu’il « devait » vous rappeler, ne s’y étant engagé à aucun moment.
-- Vous n’avez, ni lors de votre appel, ni dans votre fax de ce matin, fait mention d’aucune question, bien que notre opératrice vous ait demandé si vous en aviez. Il n’est donc pas correct d’écrire dans votre fax de ce matin « n’ayant toujours pas reçu de réponses à mes questions », puisque jusqu’à présent vous n’en avez formulé aucune.
Cependant, soucieux de communiquer de façon précise et documentée, et, la TFP tenant beaucoup à s’exprimer, de façon à vous permettre de préparer un reportage conforme à la vérité, au droit et à la déontologie, le Président vous a adressé par fax, dès le samedi matin à 11 h 11, et par lettre recommandée postée le samedi avant 12 h, une série d’informations sous forme de 11 questions et réponses qu’il a élaborées de lui-même, puisque vous n’en aviez posé aucune, en tenant compte du sujet que vous aviez abordé.
Le Président vous a également indiqué que vous pourriez utilement consulter sur le site internet de la TFP l’ensemble de la correspondance échangée entre la TFP et diverses autorités religieuses.
Le Président vous indiquait notamment que si vous aviez des questions complémentaires à poser suite à cette note d’information, vous pouviez le faire en les communiquant par fax au numéro 01 41 11 52 04.
Enfin, copie de ce courrier a également été adressé, par fax, à 11 h 23 et par lettre recommandée samedi avant 12 h, au Rédacteur en chef du journal de 13 h.
Vous avez rappelé la permanence de la TFP ce lundi matin vers 9 h 40, indiquant ne pas avoir reçu le fax de samedi envoyé au numéro de TF1 : 01 41 41 28 40, mais vous saviez cependant qu’il y en avait « des pages et des pages ».
Le secrétariat s’est donc empressé de vous le réexpédier, au même numéro, en mentionnant « très, très urgent » et demandant qu’il vous soit remis dès réception.
Cependant votre fax de cette fin de matinée ne le mentionne pas.
Je me fais donc un devoir de vous réexpédier, pour la troisième fois, les informations fournies dès samedi matin.
Et je vous demande à nouveau de formuler par écrit les questions que vous souhaitez poser au Président de la TFP, en les envoyant par fax au 01 41 11 52 04, questions auxquelles il sera répondu par écrit par une personne habilitée pour éviter toute mauvaise interprétation ou dénaturation.
Votre menace consistant à subordonner la diffusion du point de vue de la TFP à un appel téléphonique de son Président, comme votre attitude consistant à cacher vos questions pour une émission qui n’est pas en direct, n’est pas convenable au regard des règles auxquelles vous êtes assujettie. Elle nous renforce dans notre précaution. De même, le fait de violer l’objectivité de l’information et de censurer quiconque, y compris la TFP, parait de nature à engager la responsabilité des auteurs et du diffuseur.
Si vous persistez à ne pas tenir compte des informations fournies et des réponses apportées par la TFP, nous serons contraint d’intenter une action judiciaire.
J’attire enfin votre attention et vous mets en garde contre les méthodes déloyales de collecte d’information, telles que la recherche d’information en usant de faux nom, de fausse qualité, ou d’abus de qualité vraie, ou encore de tournage en caméra ou en micro cachés, ou d’enregistrement de conversation, téléphonique ou autre, sans avoir préalablement informé votre interlocuteur que vous enregistriez la dite conversation. Cette précision est faite suite à un appel, ce jour à 11 H 46 à la permanence de la TFP.
Je vous prie d’agréer, chère
Madame, mes salutations respectueuses.
Jacques
Géliot
par délégation de Benoît Bemelmans
Président
Mardi 7 janvier 2003
Madame Mathilde PASINETTI
Journaliste
TF1
1, quai du Point du jour
92100 Boulogne
Par fax : 01 41 41 28 40
et : 01 46 94 01 77
Chère Madame,
En réponse à votre deuxième fax du lundi 6 janvier 2003, transmis vers 19 h 12, adressé au Président et informant la TFP que le reportage sur la Médaille miraculeuse était de nouveau repoussé, cette fois pour le journal de 13 heures du mercredi 8, je vous précise :
1- La TFP prend note que pour la première fois depuis le début de vos contacts, vendredi 3 janvier après 17 h, vous évoquez la possibilité d’une interview filmée, alors que jusqu’à présent vous ne souhaitiez qu’un entretien au téléphone.
2- Vous écrivez : « en aucun cas je ne transmettrai mes questions à M. Bemelmans au préalable, c’est contraire à toute déontologie journalistique ». Or il doit y avoir un mal-entendu car la TFP n’a jamais souhaité « les questions au préalable ».
-- Nous vous rappelons ainsi que la TFP a toujours souhaité s’exprimer. Elle l’a d’abord fait par la première lettre, qui vous a été transmise à trois reprises par fax et par lettre recommandée. Dorénavant, si vous abordez dans votre reportage un des points traités par la TFP vous êtes en mesure de présenter de façon objective la position de la TFP sur ces points.
-- Le Président vous a également indiqué que vous pourriez utilement consulter sur le site internet de la TFP l’ensemble de la correspondance échangée entre la TFP et diverses autorités religieuses. Vous ne pouvez non plus l’ignorer et si vous abordez le sujet des relations entre la campagne de la TFP et d’autres institutions religieuses telles que la Chapelle de la Rue du Bac ou les Pères Lazaristes, ou le Secrétariat Général de l’épiscopat, nous vous réitérons que vous devrez présenter de façon objective les nombreuses réponses apportées par la TFP.
-- Enfin nous vous proposons toujours, si vous souhaitez des informations complémentaires, de formuler par écrit des questions auxquelles nous répondrons par écrit. Il ne s’agit pas de questions « préalables », il s’agit d’utiliser un mode de communication écrite permettant de mettre par la suite en évidence s’il y a eu ou non altération de la position de la TFP et si celle-ci a été ou non présentée sous un jour équitable au regard de la déontologie journalistique.
Le recours à des sources écrites n’est pas contraire à la déontologie journalistique et votre reportage lui-même les utilise très probablement en mentionnant, tel article de presse défavorable à notre campagne, par exemple celui de La Croix du 10 décembre 2002, ou bien la « mise en garde » écrite du Père Planchot. Dans ces deux cas, pris comme simples exemples, vous avez connaissance de notre réponse, écrite, au Père Planchot et ne pas la mentionner ou la mentionner de façon tronquée serait déloyal ; quant à l’article de La Croix, nous vous informons qu’un droit de réponse à été délivré par huissier de justice et sera publié dans les prochains jours. Notre conseil juridique vous en faxera la teneur.
Je vous demande donc à nouveau de formuler par écrit les questions que vous souhaitez poser au Président de la TFP, en les envoyant par fax au 01 41 11 52 04, questions auxquelles il sera répondu par écrit par une personne habilitée pour cela, afin d’éviter toute mauvaise interprétation ou dénaturation. Prétendre que la TFP aurait refusé de s’exprimer ne serait dans ces conditions pas conforme à la vérité.
3- Si vous souhaitez également poser des questions verbalement et avoir des réponses également verbales, c’est possible. De la même façon que vous ne posez pas vos questions au préalable, la TFP ne fournit pas ses réponses au préalable mais elle le fera, en direct, sur le plateau du journal de 13 h, directement interviewée par un journaliste, sans connaître au préalable les questions. Nous vous avons déjà proposé cette formule -- qui allie l’avantage de la spontanéité avec l’avantage du direct, ce dernier relativisant les manipulations du montage -- dans notre première lettre, du samedi 4 janvier, expédiée par fax et en recommandé.
Les seules conditions pour cette interview en direct sont celles déjà formulées, à savoir connaître au préalable l’identité des personnes auxquelles le Président devra répondre, que ce soit celles présentes sur le plateau ou intervenant dans le reportage, ou encore en duplex ou par téléphone ; être assuré d’avoir tout le temps de parole nécessaire pour répondre aux mises en causes éventuelles ; et se mettre d’accord sur une date, sans la précipitation d’un vendredi soir pour le lundi matin, le sujet n’ayant aucune actualité urgente.
Nous vous rappelons en tout état de cause que le fait de violer l’objectivité de l’information et de censurer quiconque, y compris la TFP, parait de nature à engager la responsabilité des auteurs et du diffuseur et que si vous persistez à ne pas tenir compte des informations fournies et des réponses apportées par la TFP, nous serons contraints d’intenter une action judiciaire.
Je vous prie d’agréer, chère Madame, mes salutations respectueuses.
Jacques Géliot
par délégation de Benoît Bemelmans
Président