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Sur le plan canonique, la TFP est une association de fidèles catholiques librement constituée. Tout au long de son histoire, des livres du professeur Plinio Corrêa de Oliveira – ainsi que des actions menées par la TFP – ont reçus de chaleureux éloges émanant d'autorités ecclésiastiques, tout en suscitant de belles polémiques. Vous trouverez ici le texte de quelques lettres d'éloges, de celle envoyée en 1949 au nom du pape Pie XII par Mgr Jean-Baptiste Montini, futur Paul VI, aux plus récentes.
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fac-simile de la lettre
du Cardinal Medina
Rome, le 11 février 2007
Fête de Notre Dame de Lourdes
Cher Monsieur,
C'est avec sympathie que je me souviens de notre rencontre, lors de ma venue en France pour l'inauguration du centre d'étude et de formation, animé par les TFP des différents pays d'Europe.
Je connais la TFP et j'apprécie ce mouvement de laïcs catholiques qui agit pour défendre dans la société les principes de la civilisation chrétienne, forts du droit que leur reconnaît le Code de droit canonique.
Vos campagnes sont positives et visent le danger qui menace certains milieux de glisser dans un néo-paganisme inquiétant et un relativisme sans bornes.
Il faut donc que les chrétiens aient plus souvent le courage de parler, comme le Saint-Père l'a rappelé souvent et en particulier il y a quelques jours, à Saint-Paul-Hors-Les-Murs.
Je sais qu'en France la TFP a été accusée d'être une secte, ce qui me semble ni juste ni objectif. Il est étrange que des personnes se disant respectueuses de la laïcité veuillent dire qui est catholique et qui ne l'est pas.
La façon originale par laquelle la TFP diffuse en France la culture chrétienne et différentes formes de piété populaire telles que le chapelet, la Médaille miraculeuse et la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus me semble digne d'éloges.
Aussi, c'est de tout coeur que je vous encourage à continuer votre travail en défense de la tradition, de la famille et de la propriété privée, ainsi que des autres principes chrétiens et catholiques qui constituent le fondement valide d'un humanisme authentique.
Je vous assure de mes prières et vous donne ma bénédiction
Jorge Arturo Card. MEDINA ESTEVEZ
Préfet émérite de la Congrégation pour le Culte Divin
Monsieur le Professeur,
Mû par dévouement et piété filiale, vous avez offert au Saint Père le livre « Em defesa da Açao Catolica » dans lequel vous manifestez un zèle profond et un soin diligent. Sa Sainteté se félicite de ce que vous ayez expliqué et défendu avec acuité et clarté l'Action Catholique dont vous avez une grande connaissance et que vous estimez hautement, de façon qu'il soit clair à tous combien il est nécessaire d'étudier et promouvoir cette forme auxiliaire de l'apostolat hiérarchique. L'Auguste Pontife fait de tout coeur des voeux pour que ce travail produise des fruits riches et mûrs et puisse vous donner des consolations qui ne soient ni petites ni peu nombreuses. Comme gage de ce souhait, il vous concède la Bénédiction Apostolique.
En attendant, avec tout mon respect, je me déclare
votre très dévoué
J. B. Montini
substitut
Rome, le 2 décembre 1964
Excellence Révérendissime,
Ce n'est que maintenant que nous avons pu lire l'ample et
profonde
étude du Prof. PLINIO CORREA DE OLIVEIRA, de
l'Université
Pontificale Catholique de Sao Paulo, sur l'important thème
de
« La liberté de l'Eglise dans l'Etat communiste
».
(3ème édition amplifiée, Sao Paulo,
1964) que V.
Exc. Rév. a eu la bonté de remettre à
cette
Sacrée Congrégation avec la très
aimable lettre
parvenue à nos bureaux en novembre dernier.
Nous exprimons à V. Exc. notre sincère
reconnaissance,
et nous la félicitons, ainsi que l'illustre Auteur, qui
mérite la célébrité qu'il
s'est acquise par
sa science philosophique, historique et sociologique et nous souhaitons
la plus ample diffusion à cet opuscule dense,
écho
très fidèle des Documents du Magistère
suprême de Jean XXIII et « Ecclesiam suam
» de Paul
IV, heureusement régnant.
Que le Seigneur veuille bien concéder à
tous les
catholiques de comprendre la nécessité
d'être unis
« in uno sensu eademque sententia » pour
éviter les
illusions, les pièges et les dangers qui menacent
aujourd'hui du
dedans Son Eglise !
Avec l'assurance de mon estime et de ma
considération toute
particulières, je me déclare encore une fois et
de tout
coeur
de Votre Excellence Révérendissime
le très dévoué en
Jésus-Christ
G. CARD. PIZZARDO
DIN STAFFA, Secrétaire
(traduction de l'original italien)
Rome, le 10 février 1993
Professeur,
C’est avec un vif intérêt que
j’ai lu votre
ouvrage « Noblesse et élites traditionnelles
analogues
dans les allocutions de Pie XII au Patriciat et à la
Noblesse
romaine ».
La pensée du grand pape Pie XII, qui perce dans les
documents
cités, reste parfaitement actuelle et vous avez eu
l’heureuse initiative de la proposer au public contemporain
accompagnée de commentaires opportuns. Il convient de
rappeler -
Paul VI l’a répété
après le Concile
Vatican II - que les enseignements de ses
prédécesseurs
adressés au Patriciat et à la Noblesse romaine
conservent
toute leur validité.
Les commentaires et la documentation permettent de comprendre
toute
la portée de l’enseignement de Pie XII. Ils
témoignent aussi de votre grande érudition et de
la
justesse de votre pensée, relevées à
juste titre
par le remarquable historien français Georges Bordonove dans
la
préface
Je suis sûr de faire une oeuvre utile en recommandant cette lecture à tous ceux qui veulent approfondir leur connaissance des enseignements sages et lumineux du Souverain Pontife.
Je souhaite vivement que ce livre opportun obtienne une large diffusion.
Silvio Card. Oddi
(Traduction de l’original italien)
Données biographiques de S. Em. Mgr Silvio
ODDI
Né à Morfasso (Italie) en 1910 ; études à l’Université Angelicum de Rome et à l’Académie Pontificale Ecclésiastique ; carrière diplomatique au service de la Secrétairerie d’Etat du Vatican, particulièrement dans le Moyen-Orient; Nonce apostolique en Belgique; créé cardinal sous le titre de Sainte-Agathe in Urbe en 1966 ; de 1979 à 1985, Préfet de la Sacrée Congrégation pour le clergé ; Légat pontifical auprès du Sanctuaire de Saint-François-d’Assise.
Rome, le 18 février 1993
Professeur,
Votre renommée, les éloges et le soutien
apportés à votre oeuvre par l’insigne
Père
Victorino Rodriguez O.P., considéré
habituellement comme
une des gloires de la théologie contemporaine,
m’ont
porté à lire avec un vif
intérêt le livre
« Noblesse et élites traditionnelles analogues
dans les
allocutions de Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine
».
Lorsque Pie XII offrit au monde la série splendide
de ses
quatorze allocutions au Patriciat et à la Noblesse romaine,
nombreux furent ceux qui les prirent plus pour une effusion de son
amour envers une vertu, des grandeurs et des gloires de moins en moins
comprises par le monde que pour une oeuvre à la fois
théologique, philosophique et historique sur des valeurs
possédant un rôle fondamental et permanent.
L’allocution la plus récente date de
1958. Plus de
trente ans se sont écoulés depuis et il est
possible
à présent de constater que ces personnes
s’étaient trompées. En effet le pape
Pacelli avait
bien jugé le cours des événements.
Aujourd’hui, non seulement le vieil acharnement
antinobiliaire
s’estompe, mais des intellectuels de qualité
signalent un
peu partout combien la perte des élites authentiques et
l’abaissement du type humain qui en résulte se
produisent
au détriment de la culture et du style de vie de la
société contemporaine. Voilà la raison
de
l’ardente aspiration, manifestée en divers
endroits,
à restaurer l’influence des élites
authentiques sur
les multitudes de façon à faire de celles- ci
—
selon l’enseignement de Pie XII — un peuple et non
une
masse anonyme (cf. Message de Noël, 1944).
Votre oeuvre se trouve être, dans ce contexte
historique,
d’une opportunité extraordinaire : tout en faisant
écho au magistère du pape Pacelli, en le
commentant avec
une pénétration et une cohérence
remarquables,
elle appelle la noblesse et les élites analogues
à
collaborer, plus ardemment que jamais, au bien commun spirituel et
temporel des nations.
Il leur revient en effet — et ce pape
d’immortelle
mémoire le souligne — la précieuse
mission de
transmettre par l’exemple, la parole et l’action,
le
trésor des vérités religieuses et
temporelles de
la Chrétienté, le flambeau lumineux de tant de
vérités que les sociétés ne
pourront jamais
oublier sans risquer de succomber dans le tourbillon du chaos et de la
misère morale qui les menacent.
Je souhaite donc que ce livre soit bien reçu. Outre votre amour pour l’Eglise, vous lui avez consacré les amples ressources de votre intelligence et de votre érudition. Plaise à la Divine Providence de lui accorder une vaste diffusion afin que l’option préférentielle pour les nobles, inspirée par Pie XII, que vous mettez en lumière, et l’option préférentielle pour les pauvres, à laquelle l’actuel Pontife voue un amour passionné, puissent être de plus en plus entendues.
Mario Luigi Card. Ciappi O.P.
(Traduction de l’original italien)
Données biographiques de S. Em. Mgr Mario Luigi CIAPPI, OP
Né à Florence (Italie) le 6 octobre 1909 ; ordonné prêtre le 26 mars 1932 ; Professeur de Théologie Morale et Dogmatique ainsi que de Mariologie à l’Université Angelicum de Rome ; Doyen de la Faculté de Théologie de cette université ; sacré évêque le 10 juin 1977 et créé cardinal sous le titre du Sacré-Coeur de Jésus Agonisant in Vinitie dans le consistoire du 27 juin de la même année; Théologien de la Maison Pontificale (théologien privé du Pape) jusqu’en 1989 ; Président de l’Académie Pontificale de Saint Thomas d’Aquin et de la Religion catholique qui réunit quelques-uns des plus grands noms de la théologie contemporaine.
Fête de Saint Joseph 1993
Monsieur le Professeur,
Je vous remercie vivement de la gentillesse dont vous avez
fait
preuve en m’envoyant la traduction italienne de votre ouvrage
« Noblesse et élites traditionnelles analogues
dans les
allocutions de Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine
». Je viens de la recevoir.
Elle m’a impressionné à
plusieurs titres.
D’abord pour son opportunité, car elle
présente
à nouveau les enseignements du grand pape Pie XII sur la
noblesse, au moment où la férocité
antinobiliaire,
provoquée dans le monde entier par la Révolution
française, semble diminuer de tous
côtés.
Ensuite parce qu’elle suscitera, en tous lieux et en
de
nombreux coeurs — aux prises avec la décadence
universelle
des valeurs chrétiennes et naturelles — le
désir de
voir les élites nobles redonner à
l’humanité
les exemples dont celle-ci a un besoin urgent et suprême. Les
élites ont exercé dans les siècles
précédents le rôle important, souvent
déterminant, de rehausser ces valeurs par leur vie et leur
activité.
Le troisième titre concerne les
considérations —
qui me semblent d’une extrême actualité
— sur
la formation, à côté de la noblesse et
de
l’élite de sang, de noblesses et
d’élites
d’esprit. L’association de ces dernières
et le
concours d’autres âmes nobles les
amèneraient
à assumer dans le monde entier un rôle
d’exemple et
de guide pour la formation d’un ordre naturel durable. Cet
ensemble ordonné soutiendrait les noblesses de sang
déjà existantes et remplacerait celles qui
n’auraient pas su réagir avec
efficacité contre la
décadence actuelle.
Grâce à une vaste et sûre
documentation, vous
faites une analyse subtile de la réalité sociale
et
politique, si complexe de nos jours. Vous commentez avec une rigueur
logique remarquable les enseignements lumineux du pape Pie XII et
faites voir que lui et ses successeurs, jusqu’à
Jean-Paul
II, ont toujours attendu de la noblesse qui reste encore et des
élites analogues qui émergent, le redressement
religieux,
moral et culturel du monde.
Voici pourquoi, illustre Professeur, ce livre me
réjouit ; je
lui souhaite une large diffusion pour qu’il
soulève,
soutienne et façonne un intérêt profond
et vaste
à l’égard de cet excellent instrument
de
restauration d’une éthique naturelle saine et
d’une
morale religieuse renouvelée. Que celles-ci puissent mener
l’humanité toute entière vers la paix,
la
prospérité, et le bonheur que seules les valeurs
authentiques et bien fondées réalisent et
préservent.
A ces voeux, j’ajoute les prières adressées au Seigneur et à la Mère de l’Eglise pour le bien de votre oeuvre, aussi bénéfique qu’actuelle, accomplie dans ces temps angoissants.
Vôtre dans le Christ
Alfons M. Card. Stickler S.D.B.
(Traduction de l’original italien)
Données biographiques de S. Em. Mgr Alfons M. Stickler, SDB
Né à Neunkirchen (Autriche) en 1910. Membre des Salésiens de Don Bosco depuis sa jeunesse. Licencié en Droit canon aux universités romaines de Saint-Apollinaire et de Latran. Professeur dans les Athénées salésiens de Turin et Rome, doyen et finalement recteur de la Faculté de Droit canon de ce dernier. Membre de la commission d’élaboration du nouveau Code de Droit canon. Directeur de l’Institut Pontifical des Hautes études latines, Préfet de la Bibliothèque du Vatican. Nommé évêque en 1983 par Jean-Paul II, et plus tard créé cardinal, et élevé au rang de Bibliothécaire et Archiviste de la Sainte Eglise Romaine.
(Extrait d’un article où S.Em. le Cardinal Bernardino Echeverría O.F.M. présente le livre du Pr Plinio Corrêa de Oliveira)
Un livre qui nous invite à
réfléchir sérieusement
[...]
Pie XII nous a laissé toute une collection de
documents
adressés spécialement à la noblesse
romaine,
où il exalte en termes très élogieux
les vertus
traditionnelles des familles nobles et exhorte le Patriciat
à
l’épanouissement authentique des
qualités et vertus
qui doivent orner toute personne ou toute famille se
prétendant
noble. Il encourage les élites non seulement à
conserver
les valeurs antiques de la noblesse, mais à les purifier
grâce aux enseignements du Christ.
Nous pensons donc que le livre de Plinio Corrêa de
Oliveira
est un cri prophétique appelant la
société
contemporaine, notamment la noblesse par laquelle se sont
distingués tant d’hommes du passé,
à faire
un examen de conscience sur la pratique des vertus authentiques qui
contribuent à la formation d’une
société
plus humaine et plus chrétienne. La vraie noblesse ne doit
pas
se fonder sur la vanité et
l’égoïsme, mais sur
les bases solides de la vérité et du bien.
C’est
pourquoi nous sommes persuadés que ce livre conduira
à
une sérieuse réflexion qui ramènera
les valeurs
éternelles de l’être humain, raisons
d’être de sa grandeur et de sa ressemblance avec
Dieu.
Ibarra, le 21 janvier 1995
Bernardino Card Echeverría, O.F.M.
(Traduction de l’original espagnol)
Données biographiques de S. Em. Mgr Bernardino ECHEVERRÍA, O.F.M.
Né à Cotacahi, Equateur, en 1912, il a pris l’habit franciscain en 1928 et a été ordonné prêtre en 1937. En 1941, il devient docteur en philosophie de l’Institut Pontifical Antonien de Rome. Nommé évêque d’Ambato en 1949, il le resta vingt ans. Désigné successivement secrétaire, vice-président puis président de la Conférence des évêques de l’Equateur, il est devenu récemment le président honoraire de cette assemblée qu’il représenta auprès de la Conférence des évêques de l’Amérique Latine (CELAM), dont il a été l’un des fondateurs. Il a été honoré du titre d’assistant au Siège Apostolique. De 1969 à 1989, il est archevêque de Guayaquil. Lors du consistoire de novembre 1994, il fut nommé cardinal avec le titre des saints Nireo et Aquileo.
J'ai lu avec le plus grand intérêt, le
plus grand
plaisir et le plus grand profit l'oeuvre [Révolution et
Contre-Révolution] du Pr Plinio Corrêa de
Oliveira, dans
l'exemplaire en espagnol qui m'a été
dédicacé avec des expressions d'affection et de
sympathie
pour lesquelles je remercie l'auteur.
Révolution et Contre-révolution est une
oeuvre
magistrale, dont les enseignements devraient être
diffusés
jusqu'à les faire pénétrer dans la
conscience de
tous ceux qui se sentent vraiment catholiques, je dirais même
plus, de tous les hommes de bonne volonté. En la lisant, ces
derniers apprendraient que l'unique salut se trouve en
Jésus-Christ et dans son Église; les premiers se
sentiraient confirmés et affermis dans leur foi,
prévenus
et immunisés psychologiquement et spirituellement contre un
processus rusé qui se sert d'eux comme d'idiots-utiles
compagnons de route.
L'analyse qui y est faite du processus
révolutionnaire est
impressionnante et révélatrice par son
réalisme et
par la profonde connaissance de l'histoire, à partir de la
fin
du Moyen-Age en décadence qui prépare le climat
pour la
Renaissance paganisante et la pseudo-Réforme qui,
à son
tour, entraîne vers la terrible Révolution
française et, peu après, vers le communisme
athée.
Cette analyse historique n'est pas seulement externe, mais
elle
explique aussi et révèle les actions et les
réactions de cette histoire avec les
éléments que
la psychologie humaine fournit, que ce soit la psychologie individuelle
ou la psychologie des masses. Il faut ainsi reconnaître que
quelqu'un dirige cette déchristianisation de fond et
systématique. Il est vrai, sans doute, que l'homme tend au
mal
– orgueil et sensualité – ; mais s'il
n'y avait pas
quelqu'un pour prendre en mains les rênes de ces tendances
désordonnées et pour les coordonner avec
sagacité,
elles ne produiraient probablement pas une action si constante, habile
et systématique, maintenue fermement, utilisant
même les
hauts et les bas provoqués par les résistances et
par la
« réaction » naturelle des forces
contraires.
Cette oeuvre prévoit aussi, bien qu'avec des
pronostics
prudents et sous forme d'hypothèses, l'évolution
possible
et prochaine de l'action révolutionnaire et ensuite,
à
son tour, de l'action contre-révolutionnaire.
Les pensées et les observations perspicaces
abondent,
qu'elles soient de caractère sociologique, politique,
psychologique, évolutive... tout au long du livre; et elles
seraient dignes, pour beaucoup, d'une anthologie. Souvent sont mises en
exergue les « tactiques » intelligentes qui
favorisent la
Révolution et celles qui peuvent ou doivent être
utilisées dans le cadre d'une «
stratégie »
générale contre-révolutionnaire.
En somme, j'oserai dire qu'il s'agit d'une oeuvre
prophétique, dans le meilleur sens du terme; plus encore:
que
son contenu devrait être enseigné dans les centres
supérieurs de l'Église, pour qu'au moins les
classes
d'élites prennent une conscience claire de la
réalité écrasante, dont – je
crois –
on n'a pas clairement conscience. Entre autres choses, cela
contribuerait à révéler et
démasquer les
idiots-utiles compagnons de route, parmi lesquels on trouve de nombreux
ecclésiastiques qui font le jeu de l'ennemi de
façon
suicidaire: ce secteur d'idiots alliés à la
Révolution disparaîtrait en bonne partie.
(...)
Dans la deuxième partie la nature de la
Contre-révolution est très bien
exposée ainsi que
la tactique courageuse et « agressive » qu'il faut
adopter,
en évitant les excès et les attitudes impropres
ou
imprudentes.
Devant ces réalités, on se demande s'il
y a dans
l'Église une véritable "stratégie"
comme il en
existe une dans la Révolution ; on y trouve de nombreux
éléments, actions, institutions... "tactiques" ;
mais il
semble que tout cela agisse de façon isolée et
avec un
esprit de clocher, sans avoir conscience de l'ensemble. Le concept et
la conscience de faire une Contre-révolution pourraient unir
et
donner un plus grand sens de collaboration à
l'intérieur
de l'Église.
Il ne me reste qu'à féliciter
l'institution TFP
d'avoir un fondateur de la taille et de la qualité du Pr
Plinio.
Je prévois pour cette institution, et je lui souhaite de
toute
mon âme, un vaste développement et un avenir plein
de
succès contre-révolutionnaires.
Je conclus en disant que l'esprit avec lequel est écrite cette oeuvre m'impressionne fortement: un esprit profondément chrétien et aimant passionnément l'Église. Cette oeuvre est un produit authentique de la sapientia christiana. Il est émouvant de voir chez un laïc, ou personne séculière, une dévotion si sincère envers la Mère de Jésus... qui est aussi la nôtre; c'est un signal clair de prédestination: "Incertain, comme tout le monde, quant au lendemain, nous élevons en priant notre regard jusqu'au trône incomparable de Marie, Reine de l'Univers (...). Que la Vierge daigne donc accepter cet hommage filial, tribut d'amour et expression de confiance absolue en son triomphe".
Rome, le 8 septembre 1993, fête de la Nativité de la Sainte Vierge
R.P. Anastasio Gutiérrez, CMF
Qui est le père Gutiérrez ?
Né en Argentine en 1911 ; docteur en droit canonique de l'Université du Latran; professeur dans cette même université dont il fut le doyen; fondateur de l'Institut juridique Clarétien de Rome; membre de la commission de rédaction du code de droit canon; conseiller de plusieurs congrégations vaticanes dont la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique; conseiller également du Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, organisme suprême de l'Église pour les questions canoniques.
Lors des périodes de crise et de confusion que
connaît
souvent l'histoire, les biographies des hommes de valeur peuvent
parfois indiquer le droit chemin mieux que les volumes abstraits de la
morale et de la philosophie.
De fait, les principes sont vécus dans le concret
et plus le
climat du temps s'oppose à l'incarnation historique des
valeurs,
plus il devient nécessaire de connaître la vie de
qui a
placé ces valeurs au cœur de sa propre existence.
C'est ce qui est arrivé, en notre
siècle, avec Plinio
Corrêa de Oliveira, le grand penseur et homme d'action
brésilien dont le Professeur Roberto de Mattei a
composé,
de lui-même, la première biographie en Europe, un
an
après le décès survenu à
Sao Paulo du
Brésil le 3 octobre 1995.
Par la cohérence de sa vie d'authentique
catholique, Plinio
Corrêa de Oliveira nous offre une confirmation de la
fécondité de l'Eglise.
Pour les vrais catholiques, les difficultés des
temps sont
des occasions de se mesurer avec l'histoire pour y affirmer la
pérennité des principes chrétiens.
C'est ce que
fit l'éminent penseur brésilien en maintenant
haute,
à l'heure des totalitarismes de toute couleur et de toute
expression, son inébranlable fidélité
au
Magistère et aux institutions de l'Eglise.
A côté de sa
fidélité à la
Papauté, il me plaît de rappeler un trait
caractéristique de sa spiritualité qui se
manifesta dans
sa dévotion à Marie Auxiliatrice, la Vierge du
Rosaire et
de la victoire de Lépante, qu'il
vénéra en
l'église salésienne du Sacré
Cœur de
Jésus à Sao Paulo.
Je me rappelle aussi avec satisfaction d'avoir
été
parmi ceux qui présentèrent en Italie
l'œuvre
magistrale de Plinio Corrêa de Oliveira, Noblesse et
élites traditionnelles analogues dans les allocutions de Pie
XII, qui constitue à mon avis, avec Révolution et
Contre-Révolution, une des productions les plus hautes de
l'esprit du penseur brésilien.
Je me félicite enfin avec l'auteur de cette
œuvre, le
Professeur Roberto de Mattei, auquel me lient des sentiments
d'amitié et de correspondance d'idéal, pour avoir
réussi avec maestria à nous restituer la figure
et
l'œuvre de Plinio Corrêa de Oliveira dont il
apparaît
un digne disciple en Europe.
Tous les fondateurs et toutes les personnalités de
relief
dans l'histoire de l'Eglise ont souffert d'incompréhensions
et
de calomnies. Il n'est donc pas surprenant que Plinio Corrêa
de
Oliveira ait été aussi l'objet, et qu'il puisse
continuer
à l'être dans le futur, de campagnes de
dénigrement
alimentées avec art par ceux qui s'opposent à son
idéal de rechristianisation. De telles campagnes
diffamatoires
ont frappé, en notre siècle, tant d'autres
associations
catholiques qu'on a voulu démoniser sous le nom de
“sectes”. Il est intéressant de
remarquer que ces
campagnes se font d'autant plus agressives que plus grande est la
fidélité catholique des associations
visées. Ceci
prouve que la vraie cible des accusations n'est autre que l'Eglise,
à qui l'on veut nier son rôle de
“maîtresse de
vérité” récemment
réaffirmé
par le Pape Jean-Paul II dans l'Encyclique Veritatis Splendor. Il est
regrettable qu'à de telles campagnes de
dénigrement
promues par les ennemis de l'Eglise se prêtent parfois des
catholiques qui se prétendent orthodoxes.
Je souhaite que cette biographie de Plinio Corrêa de
Oliveira
puisse dissiper les critiques et les incompréhensions et
constituer un point de référence idéal
pour tous
ceux qui, avec générosité, veulent
consacrer leurs
propres énergies au service de l'Eglise et de la
civilisation
chrétienne. Cette œuvre au service de l'Eglise
n'exige pas
seulement la rectitude doctrinale, mais aussi une vie
intérieure
et un particulier esprit de pénitence et de sacrifice
proportionné à la gravité de l'heure
présente.
Plinio Corrêa de Oliveira nous en offre, par sa vie
et par son œuvre, un clair exemple.
J'assure de mes prières et de ma
bénédiction
tous ceux qui se feront les imitateurs et les propagateurs de cet
esprit et de cette vision du monde authentiquement catholique.
Alfons Maria Card. Stickler
Rome, le 2 juillet 1996
Fête de la Visitation
Note biographique sur S. Em. le cardinal Stickler
Le cardinal Alfons Maria Stickler, salésien, est né à Neuenkirchen (Autriche) en 1910. Sa vocation particulière le poussait à l'étude des sciences juridiques et le conduisit vers l'enseignement à l'Athénée pontifical salésien. Il y exerça la charge de doyen de la Faculté de droit canonique, puis de recteur de 1958 à 1966. Il mit au service du Saint Siège ses remarquables connaissances académiques et, après avoir dirigé l'Institut pontifical des hautes études latines, il fut nommé préfet de la Bibliothèque vaticane. En 1983, Jean-Paul II l'éleva à la dignité épiscopale et, peu après, au cardinalat sous le titre diaconal de Saint Georges en Velabre, faisant de lui le Bibliothécaire et Archiviste de la Sainte Eglise Romaine. Il est l'auteur d'importantes études théologiques et canoniques traduites en de nombreuses langues.
Monsieur le Président,
Apprenant que votre Assemblée
s’apprête à
discuter, en session publique, le Rapport «Les sectes en
France», rédigé et approuvé
par la
Commission parlementaire d’enquête sur les sectes,
je
m’empresse de vous écrire pour vous exprimer mon
étonnement sur le fait que le dit Rapport cite, parmi les
172
mouvements sectaires implantés en France, la
Société Française pour la
Défense de la
Tradition, Famille et Propriété (TFP).
Cette association privée fait partie
d’une famille de
mouvements inspirés de la pensée et
l’action du
regretté Pr Plinio Corrêa de Oliveira, illustre
Brésilien, fleuron du laïcat catholique au XXe
siècle, qui a dédié toute sa vie
à la
défense des valeurs chrétiennes dans la
société temporelle. A partir du
Brésil, ce
mouvement s’est développé dans toute
l’Amérique, puis à travers les cinq
continents.
En tant qu’ancien archevêque de Guayaquil,
j’ai
observé avec soin, pendant plus de 20 ans, le
développement de la TFP équatorienne et de ses
consoeurs
latino-américaines, leur vie interne et leurs
activités
publiques. J’ai eu l’occasion de
connaître
personnellement de nombreux membres et dirigeants de plusieurs TFP, et
apprécier ainsi leur fidélité
à la doctrine
et aux pratiques de l’Eglise catholique.
C’est cette fidélité
même qui leur a
parfois valu de subir des persécutions de la part de leurs
adversaires idéologiques — les socialistes
ouvertement
marxistes ou encore quelques brebis égarées par
la
prétendue Théologie de la libération.
Une des
formes prises par cette persécution est
précisément la diffusion de calomnies
à travers
les médias, et notamment celle de
«secte» dont le
Rapport en question se fait l’écho.
En tant qu’archevêque de
l’Eglise catholique,
récemment élevé à la
dignité de
cardinal par S.S. Jean-Paul II, j’entends exprimer ma
profonde
perplexité face à cet amalgame injurieux
à
l’encontre d’une association limpide,
composée de
catholiques animés d’un grand amour de Dieu et du
prochain.
Je suis d’ailleurs surpris par la
prétention
d’une commission parlementaire d’un Etat
laïque comme
la France de vouloir interférer dans la vie interne de
l’Eglise catholique et décider en son nom qui est
catholique, pseudo-catholique ou non-catholique. De quel droit, en
effet, la Commission parlementaire en question qualifie de
«secte
pseudo-catholique» un mouvement qui n’a jamais
reçu
la moindre sanction canonique et dont plusieurs ouvrages
écrits
par son fondateur ont mérité les
éloges du
Saint-Siège ?
C’est pourquoi je me sens dans
l’obligation de vous
demander de prendre les mesures nécessaires pour que cette
grave
et injuste atteinte à l’honneur d’une
association de
fidèles basée sur le Magistère
catholique telle
que la TFP française soit promptement rectifiée
et que le
Président de cette Commission ait à
rétablir la
vérité ou que vous-même, vous vous
chargiez de
cette noble tâche.
En vous exprimant toute mon admiration pour la Fille
aînée de l’Eglise, avec laquelle mon
pays a des
liens affectifs si étroits, et dans l’attente
d’une
réponse favorable à cette juste demande
d’un coeur
de Pasteur, je vous prie d’agréer, Monsieur le
Président, mes sentiments dévoués.
In Christo
Bernardino Cardinal Echeverria
c.c. Société Française pour
la Défense de la Tradition, Famille et
Propriété




