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Lettre de Mgr Montini pour le livre "En défense de l'Action catholique"

Lettre du cardinal Staffa pour le livre "La liberté de l'Eglise dans l'Etat communiste"

Eloge du livre  "Révolution et Contre-Révolution"

Noblesse et élites traditionnelles :
--Lettre du cardinal Silvio Oddi
--Lettre du cardinal Ciappi
--Lettre du Cardinal Stickler
--Article du cardinal Bernardino Echeverria
   
Préface du cardinal Stickler pour "Le Croisé du XXe siècle"

Lettre du Cardinal Bernardino ECHEVERRIA, O.F.M. à M. Philippe Séguin, alors président de l'Assemblée Nationale

Lettre du Cardinal Oddi soutenant la campagne Lumières sur l'Est de la TFP - 1991

Lettre du Cardinal Oddi - 1994

Lettre du Cardinal Lubachivsky - 1994
Lettre de Mgr Zemaitis, évêque de Mariampole (Lituanie)

Lettre de Mgr Sapelaks - Lviv 1998





Sous le projecteur

Soutiens

Sur le plan canonique, la TFP est une association de fidèles catholiques librement constituée. Tout au long de son histoire, des livres du professeur Plinio Corrêa de Oliveira – ainsi que des actions menées par la TFP – ont reçus de chaleureux éloges émanant d'autorités ecclésiastiques, tout en suscitant de belles polémiques. Vous trouverez ici le texte de quelques lettres d'éloges, de celle envoyée en 1949 au nom du pape Pie XII par Mgr Jean-Baptiste Montini, futur Paul VI, aux plus récentes.

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Lettre d'encouragement du Cardinal Medina à la TFP française - 11 février 2007


 fac-simile de la lettre du Cardinal Medina


Rome, le 11 février 2007

Fête de Notre Dame de Lourdes


Cher Monsieur,

C'est avec sympathie que je me souviens de notre rencontre, lors de ma venue en France pour l'inauguration du centre d'étude et de formation, animé par les TFP des différents pays d'Europe.

Je connais la TFP et j'apprécie ce mouvement de laïcs catholiques qui agit pour défendre dans la société les principes de la civilisation chrétienne, forts du droit que leur reconnaît le Code de droit canonique.

Vos campagnes sont positives et visent le danger qui menace certains milieux de glisser dans un néo-paganisme inquiétant et un relativisme sans bornes.

Il faut donc que les chrétiens aient plus souvent le courage de parler, comme le Saint-Père l'a rappelé souvent et en particulier il y a quelques jours, à Saint-Paul-Hors-Les-Murs.

Je sais qu'en France la TFP a été accusée d'être une secte, ce qui me semble ni juste ni objectif. Il est étrange que des personnes se disant respectueuses de la laïcité veuillent dire qui est catholique et qui ne l'est pas.

La façon originale par laquelle la TFP diffuse en France la culture chrétienne et différentes formes de piété populaire telles que le chapelet, la Médaille miraculeuse et la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus me semble digne d'éloges.

Aussi, c'est de tout coeur que je vous encourage à continuer votre travail en défense de la tradition, de la famille et de la propriété privée, ainsi que des autres principes chrétiens et catholiques qui constituent le fondement valide d'un humanisme authentique.

Je vous assure de mes prières et vous donne ma bénédiction

Jorge Arturo Card. MEDINA ESTEVEZ

Préfet émérite de la Congrégation pour le Culte Divin


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Voici le texte de la lettre envoyée par Mgr J.B. Montini, futur Paul VI, en tant que Substitut de la Secrétairerie d'Etat et au nom de Pie XII à Plinio Corrêa de Oliveira, le 26 février 1949, pour son premier livre :

En défense de l'Action catholique



Monsieur le Professeur,

Mû par dévouement et piété filiale, vous avez offert au Saint Père le livre « Em defesa da Açao Catolica » dans lequel vous manifestez un zèle profond et un soin diligent. Sa Sainteté se félicite de ce que vous ayez expliqué et défendu avec acuité et clarté l'Action Catholique dont vous avez une grande connaissance et que vous estimez hautement, de façon qu'il soit clair à tous combien il est nécessaire d'étudier et promouvoir cette forme auxiliaire de l'apostolat hiérarchique. L'Auguste Pontife fait de tout coeur des voeux pour que ce travail produise des fruits riches et mûrs et puisse vous donner des consolations qui ne soient ni petites ni peu nombreuses. Comme gage de ce souhait, il vous concède la Bénédiction Apostolique.

En attendant, avec tout mon respect, je me déclare votre très dévoué

J. B. Montini
substitut


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Lettre envoyée en 1964 par la Sacrée Congrégation des Séminaires et des Universités à propos du livre :

La liberté de l'Eglise dans l'Etat communiste


Rome, le 2 décembre 1964


Excellence Révérendissime,

Ce n'est que maintenant que nous avons pu lire l'ample et profonde étude du Prof. PLINIO CORREA DE OLIVEIRA, de l'Université Pontificale Catholique de Sao Paulo, sur l'important thème de « La liberté de l'Eglise dans l'Etat communiste ». (3ème édition amplifiée, Sao Paulo, 1964) que V. Exc. Rév. a eu la bonté de remettre à cette Sacrée Congrégation avec la très aimable lettre parvenue à nos bureaux en novembre dernier.

Nous exprimons à V. Exc. notre sincère reconnaissance, et nous la félicitons, ainsi que l'illustre Auteur, qui mérite la célébrité qu'il s'est acquise par sa science philosophique, historique et sociologique et nous souhaitons la plus ample diffusion à cet opuscule dense, écho très fidèle des Documents du Magistère suprême de Jean XXIII et « Ecclesiam suam » de Paul IV, heureusement régnant.

Que le Seigneur veuille bien concéder à tous les catholiques de comprendre la nécessité d'être unis « in uno sensu eademque sententia » pour éviter les illusions, les pièges et les dangers qui menacent aujourd'hui du dedans Son Eglise !

Avec l'assurance de mon estime et de ma considération toute particulières, je me déclare encore une fois et de tout coeur

de Votre Excellence Révérendissime

le très dévoué en Jésus-Christ

G. CARD. PIZZARDO

DIN STAFFA, Secrétaire


(traduction de l'original italien)


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Noblesse et élites traditionnelles

Lettre du Cardinal Silvio Oddi au Pr. Plinio Corrêa de Oliveira


Rome, le 10 février 1993


Professeur,

C’est avec un vif intérêt que j’ai lu votre ouvrage « Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine ».

La pensée du grand pape Pie XII, qui perce dans les documents cités, reste parfaitement actuelle et vous avez eu l’heureuse initiative de la proposer au public contemporain accompagnée de commentaires opportuns. Il convient de rappeler - Paul VI l’a répété après le Concile Vatican II - que les enseignements de ses prédécesseurs adressés au Patriciat et à la Noblesse romaine conservent toute leur validité.

Les commentaires et la documentation permettent de comprendre toute la portée de l’enseignement de Pie XII. Ils témoignent aussi de votre grande érudition et de la justesse de votre pensée, relevées à juste titre par le remarquable historien français Georges Bordonove dans la préface

Je suis sûr de faire une oeuvre utile en recommandant cette lecture à tous ceux qui veulent approfondir leur connaissance des enseignements sages et lumineux du Souverain Pontife.

Je souhaite vivement que ce livre opportun obtienne une large diffusion.


Silvio Card. Oddi


(Traduction de l’original italien)

Données biographiques de S. Em. Mgr Silvio ODDI 

Né à Morfasso (Italie) en 1910 ; études à l’Université Angelicum de Rome et à l’Académie Pontificale Ecclésiastique ; carrière diplomatique au service de la Secrétairerie d’Etat du Vatican, particulièrement dans le Moyen-Orient; Nonce apostolique en Belgique; créé cardinal sous le titre de Sainte-Agathe in Urbe en 1966 ; de 1979 à 1985, Préfet de la Sacrée Congrégation pour le clergé ; Légat pontifical auprès du Sanctuaire de Saint-François-d’Assise.


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Du Cardinal Mario L. Ciappi, Théologien émérite de la Maison pontificale


Rome, le 18 février 1993


Professeur,

Votre renommée, les éloges et le soutien apportés à votre oeuvre par l’insigne Père Victorino Rodriguez O.P., considéré habituellement comme une des gloires de la théologie contemporaine, m’ont porté à lire avec un vif intérêt le livre « Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine ».

Lorsque Pie XII offrit au monde la série splendide de ses quatorze allocutions au Patriciat et à la Noblesse romaine, nombreux furent ceux qui les prirent plus pour une effusion de son amour envers une vertu, des grandeurs et des gloires de moins en moins comprises par le monde que pour une oeuvre à la fois théologique, philosophique et historique sur des valeurs possédant un rôle fondamental et permanent.

L’allocution la plus récente date de 1958. Plus de trente ans se sont écoulés depuis et il est possible à présent de constater que ces personnes s’étaient trompées. En effet le pape Pacelli avait bien jugé le cours des événements. Aujourd’hui, non seulement le vieil acharnement antinobiliaire s’estompe, mais des intellectuels de qualité signalent un peu partout combien la perte des élites authentiques et l’abaissement du type humain qui en résulte se produisent au détriment de la culture et du style de vie de la société contemporaine. Voilà la raison de l’ardente aspiration, manifestée en divers endroits, à restaurer l’influence des élites authentiques sur les multitudes de façon à faire de celles- ci — selon l’enseignement de Pie XII — un peuple et non une masse anonyme (cf. Message de Noël, 1944).

Votre oeuvre se trouve être, dans ce contexte historique, d’une opportunité extraordinaire : tout en faisant écho au magistère du pape Pacelli, en le commentant avec une pénétration et une cohérence remarquables, elle appelle la noblesse et les élites analogues à collaborer, plus ardemment que jamais, au bien commun spirituel et temporel des nations.

Il leur revient en effet — et ce pape d’immortelle mémoire le souligne — la précieuse mission de transmettre par l’exemple, la parole et l’action, le trésor des vérités religieuses et temporelles de la Chrétienté, le flambeau lumineux de tant de vérités que les sociétés ne pourront jamais oublier sans risquer de succomber dans le tourbillon du chaos et de la misère morale qui les menacent.

Je souhaite donc que ce livre soit bien reçu. Outre votre amour pour l’Eglise, vous lui avez consacré les amples ressources de votre intelligence et de votre érudition. Plaise à la Divine Providence de lui accorder une vaste diffusion afin que l’option préférentielle pour les nobles, inspirée par Pie XII, que vous mettez en lumière, et l’option préférentielle pour les pauvres, à laquelle l’actuel Pontife voue un amour passionné, puissent être de plus en plus entendues.


Mario Luigi Card. Ciappi O.P.


(Traduction de l’original italien)

Données biographiques de S. Em. Mgr Mario Luigi CIAPPI, OP

Né à Florence (Italie) le 6 octobre 1909 ; ordonné prêtre le 26 mars 1932 ; Professeur de Théologie Morale et Dogmatique ainsi que de Mariologie à l’Université Angelicum de Rome ; Doyen de la Faculté de Théologie de cette université ; sacré évêque le 10 juin 1977 et créé cardinal sous le titre du Sacré-Coeur de Jésus Agonisant in Vinitie dans le consistoire du 27 juin de la même année; Théologien de la Maison Pontificale (théologien privé du Pape) jusqu’en 1989 ; Président de l’Académie Pontificale de Saint Thomas d’Aquin et de la Religion catholique qui réunit quelques-uns des plus grands noms de la théologie contemporaine.


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Du Cardinal Alfons M. Stickler, SDB,  au Pr Plinio Corrêa de Oliveira


Fête de Saint Joseph 1993


Monsieur le Professeur,

Je vous remercie vivement de la gentillesse dont vous avez fait preuve en m’envoyant la traduction italienne de votre ouvrage « Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de Pie XII au Patriciat et à la Noblesse romaine ». Je viens de la recevoir.

Elle m’a impressionné à plusieurs titres. D’abord pour son opportunité, car elle présente à nouveau les enseignements du grand pape Pie XII sur la noblesse, au moment où la férocité antinobiliaire, provoquée dans le monde entier par la Révolution française, semble diminuer de tous côtés.

Ensuite parce qu’elle suscitera, en tous lieux et en de nombreux coeurs — aux prises avec la décadence universelle des valeurs chrétiennes et naturelles — le désir de voir les élites nobles redonner à l’humanité les exemples dont celle-ci a un besoin urgent et suprême. Les élites ont exercé dans les siècles précédents le rôle important, souvent déterminant, de rehausser ces valeurs par leur vie et leur activité.

Le troisième titre concerne les considérations — qui me semblent d’une extrême actualité — sur la formation, à côté de la noblesse et de l’élite de sang, de noblesses et d’élites d’esprit. L’association de ces dernières et le concours d’autres âmes nobles les amèneraient à assumer dans le monde entier un rôle d’exemple et de guide pour la formation d’un ordre naturel durable. Cet ensemble ordonné soutiendrait les noblesses de sang déjà existantes et remplacerait celles qui n’auraient pas su réagir avec efficacité contre la décadence actuelle.

Grâce à une vaste et sûre documentation, vous faites une analyse subtile de la réalité sociale et politique, si complexe de nos jours. Vous commentez avec une rigueur logique remarquable les enseignements lumineux du pape Pie XII et faites voir que lui et ses successeurs, jusqu’à Jean-Paul II, ont toujours attendu de la noblesse qui reste encore et des élites analogues qui émergent, le redressement religieux, moral et culturel du monde.

Voici pourquoi, illustre Professeur, ce livre me réjouit ; je lui souhaite une large diffusion pour qu’il soulève, soutienne et façonne un intérêt profond et vaste à l’égard de cet excellent instrument de restauration d’une éthique naturelle saine et d’une morale religieuse renouvelée. Que celles-ci puissent mener l’humanité toute entière vers la paix, la prospérité, et le bonheur que seules les valeurs authentiques et bien fondées réalisent et préservent.

A ces voeux, j’ajoute les prières adressées au Seigneur et à la Mère de l’Eglise pour le bien de votre oeuvre, aussi bénéfique qu’actuelle, accomplie dans ces temps angoissants.


Vôtre dans le Christ


Alfons M. Card. Stickler S.D.B.


(Traduction de l’original italien)

Données biographiques de S. Em. Mgr Alfons M. Stickler, SDB

Né à Neunkirchen (Autriche) en 1910. Membre des Salésiens de Don Bosco depuis sa jeunesse. Licencié en Droit canon aux universités romaines de Saint-Apollinaire et de Latran. Professeur dans les Athénées salésiens de Turin et Rome, doyen et finalement recteur de la Faculté de Droit canon de ce dernier. Membre de la commission d’élaboration du nouveau Code de Droit canon. Directeur de l’Institut Pontifical des Hautes études latines, Préfet de la Bibliothèque du Vatican. Nommé évêque en 1983 par Jean-Paul II, et plus tard créé cardinal, et élevé au rang de Bibliothécaire et Archiviste de la Sainte Eglise Romaine.


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Du Cardinal Bernardino ECHEVERRIA, O.F.M.


(Extrait d’un article où S.Em. le Cardinal Bernardino Echeverría O.F.M. présente le livre du Pr Plinio Corrêa de Oliveira)


Un livre qui nous invite à réfléchir sérieusement

[...]

Pie XII nous a laissé toute une collection de documents adressés spécialement à la noblesse romaine, où il exalte en termes très élogieux les vertus traditionnelles des familles nobles et exhorte le Patriciat à l’épanouissement authentique des qualités et vertus qui doivent orner toute personne ou toute famille se prétendant noble. Il encourage les élites non seulement à conserver les valeurs antiques de la noblesse, mais à les purifier grâce aux enseignements du Christ.

Nous pensons donc que le livre de Plinio Corrêa de Oliveira est un cri prophétique appelant la société contemporaine, notamment la noblesse par laquelle se sont distingués tant d’hommes du passé, à faire un examen de conscience sur la pratique des vertus authentiques qui contribuent à la formation d’une société plus humaine et plus chrétienne. La vraie noblesse ne doit pas se fonder sur la vanité et l’égoïsme, mais sur les bases solides de la vérité et du bien. C’est pourquoi nous sommes persuadés que ce livre conduira à une sérieuse réflexion qui ramènera les valeurs éternelles de l’être humain, raisons d’être de sa grandeur et de sa ressemblance avec Dieu.

Ibarra, le 21 janvier 1995

Bernardino Card Echeverría, O.F.M.


(Traduction de l’original espagnol)

Données biographiques de S. Em. Mgr Bernardino ECHEVERRÍA, O.F.M.

Né à Cotacahi, Equateur, en 1912, il a pris l’habit franciscain en 1928 et a été ordonné prêtre en 1937. En 1941, il devient docteur en philosophie de l’Institut Pontifical Antonien de Rome. Nommé évêque d’Ambato en 1949, il le resta vingt ans. Désigné successivement secrétaire, vice-président puis président de la Conférence des évêques de l’Equateur, il est devenu récemment le président honoraire de cette assemblée qu’il représenta auprès de la Conférence des évêques de l’Amérique Latine (CELAM), dont il a été l’un des fondateurs. Il a été honoré du titre d’assistant au Siège Apostolique. De 1969 à 1989, il est archevêque de Guayaquil. Lors du consistoire de novembre 1994, il fut nommé cardinal avec le titre des saints Nireo et Aquileo.


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Révolution et Contre-Révolution


L'opinion du R.P. Anastasio Gutiérrez, CMF


J'ai lu avec le plus grand intérêt, le plus grand plaisir et le plus grand profit l'oeuvre [Révolution et Contre-Révolution] du Pr Plinio Corrêa de Oliveira, dans l'exemplaire en espagnol qui m'a été dédicacé avec des expressions d'affection et de sympathie pour lesquelles je remercie l'auteur.

Révolution et Contre-révolution est une oeuvre magistrale, dont les enseignements devraient être diffusés jusqu'à les faire pénétrer dans la conscience de tous ceux qui se sentent vraiment catholiques, je dirais même plus, de tous les hommes de bonne volonté. En la lisant, ces derniers apprendraient que l'unique salut se trouve en Jésus-Christ et dans son Église; les premiers se sentiraient confirmés et affermis dans leur foi, prévenus et immunisés psychologiquement et spirituellement contre un processus rusé qui se sert d'eux comme d'idiots-utiles compagnons de route.

L'analyse qui y est faite du processus révolutionnaire est impressionnante et révélatrice par son réalisme et par la profonde connaissance de l'histoire, à partir de la fin du Moyen-Age en décadence qui prépare le climat pour la Renaissance paganisante et la pseudo-Réforme qui, à son tour, entraîne vers la terrible Révolution française et, peu après, vers le communisme athée.

Cette analyse historique n'est pas seulement externe, mais elle explique aussi et révèle les actions et les réactions de cette histoire avec les éléments que la psychologie humaine fournit, que ce soit la psychologie individuelle ou la psychologie des masses. Il faut ainsi reconnaître que quelqu'un dirige cette déchristianisation de fond et systématique. Il est vrai, sans doute, que l'homme tend au mal – orgueil et sensualité – ; mais s'il n'y avait pas quelqu'un pour prendre en mains les rênes de ces tendances désordonnées et pour les coordonner avec sagacité, elles ne produiraient probablement pas une action si constante, habile et systématique, maintenue fermement, utilisant même les hauts et les bas provoqués par les résistances et par la « réaction » naturelle des forces contraires.

Cette oeuvre prévoit aussi, bien qu'avec des pronostics prudents et sous forme d'hypothèses, l'évolution possible et prochaine de l'action révolutionnaire et ensuite, à son tour, de l'action contre-révolutionnaire.

Les pensées et les observations perspicaces abondent, qu'elles soient de caractère sociologique, politique, psychologique, évolutive... tout au long du livre; et elles seraient dignes, pour beaucoup, d'une anthologie. Souvent sont mises en exergue les « tactiques » intelligentes qui favorisent la Révolution et celles qui peuvent ou doivent être utilisées dans le cadre d'une « stratégie » générale contre-révolutionnaire.

En somme, j'oserai dire qu'il s'agit d'une oeuvre prophétique, dans le meilleur sens du terme; plus encore: que son contenu devrait être enseigné dans les centres supérieurs de l'Église, pour qu'au moins les classes d'élites prennent une conscience claire de la réalité écrasante, dont – je crois – on n'a pas clairement conscience. Entre autres choses, cela contribuerait à révéler et démasquer les idiots-utiles compagnons de route, parmi lesquels on trouve de nombreux ecclésiastiques qui font le jeu de l'ennemi de façon suicidaire: ce secteur d'idiots alliés à la Révolution disparaîtrait en bonne partie.

(...)

Dans la deuxième partie la nature de la Contre-révolution est très bien exposée ainsi que la tactique courageuse et « agressive » qu'il faut adopter, en évitant les excès et les attitudes impropres ou imprudentes.

Devant ces réalités, on se demande s'il y a dans l'Église une véritable "stratégie" comme il en existe une dans la Révolution ; on y trouve de nombreux éléments, actions, institutions... "tactiques" ; mais il semble que tout cela agisse de façon isolée et avec un esprit de clocher, sans avoir conscience de l'ensemble. Le concept et la conscience de faire une Contre-révolution pourraient unir et donner un plus grand sens de collaboration à l'intérieur de l'Église.

Il ne me reste qu'à féliciter l'institution TFP d'avoir un fondateur de la taille et de la qualité du Pr Plinio. Je prévois pour cette institution, et je lui souhaite de toute mon âme, un vaste développement et un avenir plein de succès contre-révolutionnaires.

Je conclus en disant que l'esprit avec lequel est écrite cette oeuvre m'impressionne fortement: un esprit profondément chrétien et aimant passionnément l'Église. Cette oeuvre est un produit authentique de la sapientia christiana. Il est émouvant de voir chez un laïc, ou personne séculière, une dévotion si sincère envers la Mère de Jésus... qui est aussi la nôtre; c'est un signal clair de prédestination: "Incertain, comme tout le monde, quant au lendemain, nous élevons en priant notre regard jusqu'au trône incomparable de Marie, Reine de l'Univers (...). Que la Vierge daigne donc accepter cet hommage filial, tribut d'amour et expression de confiance absolue en son triomphe".


Rome, le 8 septembre 1993, fête de la Nativité de la Sainte Vierge


R.P. Anastasio Gutiérrez, CMF

Qui est le père Gutiérrez ?

Né en Argentine en 1911 ; docteur en droit canonique de l'Université du Latran; professeur dans cette même université dont il fut le doyen; fondateur de l'Institut juridique Clarétien de Rome; membre de la commission de rédaction du code de droit canon; conseiller de plusieurs congrégations vaticanes dont la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique; conseiller également du Conseil pontifical pour l'interprétation des textes législatifs, organisme suprême de l'Église pour les questions canoniques.


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Préface du livre

Le croisé du XXe siècle – Plinio Corrêa de Oliveira

du professeur Roberto de Mattei – Editions L'Age d'Homme

par Son Eminence le cardinal Alfons M. Stickler S.d.B.

Lors des périodes de crise et de confusion que connaît souvent l'histoire, les biographies des hommes de valeur peuvent parfois indiquer le droit chemin mieux que les volumes abstraits de la morale et de la philosophie.

De fait, les principes sont vécus dans le concret et plus le climat du temps s'oppose à l'incarnation historique des valeurs, plus il devient nécessaire de connaître la vie de qui a placé ces valeurs au cœur de sa propre existence.

C'est ce qui est arrivé, en notre siècle, avec Plinio Corrêa de Oliveira, le grand penseur et homme d'action brésilien dont le Professeur Roberto de Mattei a composé, de lui-même, la première biographie en Europe, un an après le décès survenu à Sao Paulo du Brésil le 3 octobre 1995.

Par la cohérence de sa vie d'authentique catholique, Plinio Corrêa de Oliveira nous offre une confirmation de la fécondité de l'Eglise.

Pour les vrais catholiques, les difficultés des temps sont des occasions de se mesurer avec l'histoire pour y affirmer la pérennité des principes chrétiens. C'est ce que fit l'éminent penseur brésilien en maintenant haute, à l'heure des totalitarismes de toute couleur et de toute expression, son inébranlable fidélité au Magistère et aux institutions de l'Eglise.

A côté de sa fidélité à la Papauté, il me plaît de rappeler un trait caractéristique de sa spiritualité qui se manifesta dans sa dévotion à Marie Auxiliatrice, la Vierge du Rosaire et de la victoire de Lépante, qu'il vénéra en l'église salésienne du Sacré Cœur de Jésus à Sao Paulo.

Je me rappelle aussi avec satisfaction d'avoir été parmi ceux qui présentèrent en Italie l'œuvre magistrale de Plinio Corrêa de Oliveira, Noblesse et élites traditionnelles analogues dans les allocutions de Pie XII, qui constitue à mon avis, avec Révolution et Contre-Révolution, une des productions les plus hautes de l'esprit du penseur brésilien.

Je me félicite enfin avec l'auteur de cette œuvre, le Professeur Roberto de Mattei, auquel me lient des sentiments d'amitié et de correspondance d'idéal, pour avoir réussi avec maestria à nous restituer la figure et l'œuvre de Plinio Corrêa de Oliveira dont il apparaît un digne disciple en Europe.

Tous les fondateurs et toutes les personnalités de relief dans l'histoire de l'Eglise ont souffert d'incompréhensions et de calomnies. Il n'est donc pas surprenant que Plinio Corrêa de Oliveira ait été aussi l'objet, et qu'il puisse continuer à l'être dans le futur, de campagnes de dénigrement alimentées avec art par ceux qui s'opposent à son idéal de rechristianisation. De telles campagnes diffamatoires ont frappé, en notre siècle, tant d'autres associations catholiques qu'on a voulu démoniser sous le nom de “sectes”. Il est intéressant de remarquer que ces campagnes se font d'autant plus agressives que plus grande est la fidélité catholique des associations visées. Ceci prouve que la vraie cible des accusations n'est autre que l'Eglise, à qui l'on veut nier son rôle de “maîtresse de vérité” récemment réaffirmé par le Pape Jean-Paul II dans l'Encyclique Veritatis Splendor. Il est regrettable qu'à de telles campagnes de dénigrement promues par les ennemis de l'Eglise se prêtent parfois des catholiques qui se prétendent orthodoxes.

Je souhaite que cette biographie de Plinio Corrêa de Oliveira puisse dissiper les critiques et les incompréhensions et constituer un point de référence idéal pour tous ceux qui, avec générosité, veulent consacrer leurs propres énergies au service de l'Eglise et de la civilisation chrétienne. Cette œuvre au service de l'Eglise n'exige pas seulement la rectitude doctrinale, mais aussi une vie intérieure et un particulier esprit de pénitence et de sacrifice proportionné à la gravité de l'heure présente.

Plinio Corrêa de Oliveira nous en offre, par sa vie et par son œuvre, un clair exemple.

J'assure de mes prières et de ma bénédiction tous ceux qui se feront les imitateurs et les propagateurs de cet esprit et de cette vision du monde authentiquement catholique.

Alfons Maria Card. Stickler

Rome, le 2 juillet 1996

Fête de la Visitation


Note biographique sur S. Em. le cardinal Stickler

Le cardinal Alfons Maria Stickler, salésien, est né à Neuenkirchen (Autriche) en 1910. Sa vocation particulière le poussait à l'étude des sciences juridiques et le conduisit vers l'enseignement à l'Athénée pontifical salésien. Il y exerça la charge de doyen de la Faculté de droit canonique, puis de recteur de 1958 à 1966. Il mit au service du Saint Siège ses remarquables connaissances académiques et, après avoir dirigé l'Institut pontifical des hautes études latines, il fut nommé préfet de la Bibliothèque vaticane. En 1983, Jean-Paul II l'éleva à la dignité épiscopale et, peu après, au cardinalat sous le titre diaconal de Saint Georges en Velabre, faisant de lui le Bibliothécaire et Archiviste de la Sainte Eglise Romaine. Il est l'auteur d'importantes études théologiques et canoniques traduites en de nombreuses langues.


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Lettre du Cardinal Bernardino ECHEVERRIA, O.F.M. à M. Philippe Séguin, alors président de l'Assemblée Nationale


 

Monsieur le Président,

Apprenant que votre Assemblée s’apprête à discuter, en session publique, le Rapport «Les sectes en France», rédigé et approuvé par la Commission parlementaire d’enquête sur les sectes, je m’empresse de vous écrire pour vous exprimer mon étonnement sur le fait que le dit Rapport cite, parmi les 172 mouvements sectaires implantés en France, la Société Française pour la Défense de la Tradition, Famille et Propriété (TFP).

Cette association privée fait partie d’une famille de mouvements inspirés de la pensée et l’action du regretté Pr Plinio Corrêa de Oliveira, illustre Brésilien, fleuron du laïcat catholique au XXe siècle, qui a dédié toute sa vie à la défense des valeurs chrétiennes dans la société temporelle. A partir du Brésil, ce mouvement s’est développé dans toute l’Amérique, puis à travers les cinq continents.

En tant qu’ancien archevêque de Guayaquil, j’ai observé avec soin, pendant plus de 20 ans, le développement de la TFP équatorienne et de ses consoeurs latino-américaines, leur vie interne et leurs activités publiques. J’ai eu l’occasion de connaître personnellement de nombreux membres et dirigeants de plusieurs TFP, et apprécier ainsi leur fidélité à la doctrine et aux pratiques de l’Eglise catholique.

C’est cette fidélité même qui leur a parfois valu de subir des persécutions de la part de leurs adversaires idéologiques — les socialistes ouvertement marxistes ou encore quelques brebis égarées par la prétendue Théologie de la libération. Une des formes prises par cette persécution est précisément la diffusion de calomnies à travers les médias, et notamment celle de «secte» dont le Rapport en question se fait l’écho.

En tant qu’archevêque de l’Eglise catholique, récemment élevé à la dignité de cardinal par S.S. Jean-Paul II, j’entends exprimer ma profonde perplexité face à cet amalgame injurieux à l’encontre d’une association limpide, composée de catholiques animés d’un grand amour de Dieu et du prochain.

Je suis d’ailleurs surpris par la prétention d’une commission parlementaire d’un Etat laïque comme la France de vouloir interférer dans la vie interne de l’Eglise catholique et décider en son nom qui est catholique, pseudo-catholique ou non-catholique. De quel droit, en effet, la Commission parlementaire en question qualifie de «secte pseudo-catholique» un mouvement qui n’a jamais reçu la moindre sanction canonique et dont plusieurs ouvrages écrits par son fondateur ont mérité les éloges du Saint-Siège ?

C’est pourquoi je me sens dans l’obligation de vous demander de prendre les mesures nécessaires pour que cette grave et injuste atteinte à l’honneur d’une association de fidèles basée sur le Magistère catholique telle que la TFP française soit promptement rectifiée et que le Président de cette Commission ait à rétablir la vérité ou que vous-même, vous vous chargiez de cette noble tâche.

En vous exprimant toute mon admiration pour la Fille aînée de l’Eglise, avec laquelle mon pays a des liens affectifs si étroits, et dans l’attente d’une réponse favorable à cette juste demande d’un coeur de Pasteur, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, mes sentiments dévoués.

In Christo                                                           

Bernardino Cardinal Echeverria                                        


c.c. Société Française pour la Défense de la Tradition, Famille et Propriété 


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Lettre du Cardinal Silvio Oddi - 1991




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Lettre du Cardinal Oddi - 1994



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Lettre du Cardinal Lubachivsky




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Lettre de Mgr Zemaitis - Lituanie




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Lettre de Mgr Sapelaks - Lviv 1998




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